L’Assemblée nationale appelée à se préoccuper du dossier des sinistrés du 4 mars

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from Government of the Republic of Congo
Published on 28 Sep 2013 View Original

La deuxième chambre du Parlementcongolais tiendra,le 15 octobre prochain, sa session budgétaire exercice 2014. Pour le député de la deuxième circonscription électorale de Talangaï (6ème arrondissement de Brazzaville) et président du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP), Jean-Claude Ibovi, aucun prétexte ne devra plus être évoqué quant à l’inscription,dans les lignes budgétaires, du dossier de la reconstruction des maisons détruites lors des explosions du camp du régiment blindé de Mpila, le 4 mars 2012.

Jean-Claude Ibovi a dit,lors de sa descente parlementaire dans sa circonscription électorale, précisément dans le quartier 64, qu’aucune excuse ne pourra plus être accordée aux pouvoirs publics en général et en particulier au gouvernement et au Parlement,si une solution adéquate et définitive à cette question n’est trouvée. «Plus d’une année après le drame de 4 mars 2012, il est inconcevable que la session budgétaire du 15 octobre prochain ne prenne pas en compte la situation des sinistrés.Ces populations sont en train de vivre dans des conditions déplorables, indépendamment de leur volonté. Il faut donc trouver des solutions», a-t-il souligné.

La rencontre entre Jean-Claude Ibovi et ses mandants s’est déroulée précisément à l’hôtel ABG, au quartier Kanga-Mbanzi, situé derrière le camp du régiment blindé, un quartier complètement dévasté par le drame. Il faut, en tout cas, faire preuve de courage, d’humilité et de tact pour rencontrer ces populationssinistrées, comme l’a fait M. Ibovi sans faire recours aux services de police. C’est dire qu’il existe une complicité entre l’élu et ses mandants.Certainespopulations sinistrées sont restées sur place depuis le 4 mars 2012, tandis que d’autres n’y sont revenues que quelques mois plus tard. Nombreuses d’entre elles vivent dans des tentes, en attendant la reconstruction de leurs habitations, ont le sentiment d’être abandonnées par les pouvoirs publics.

Mais, l’honorable Jean-Claude Ibovi les a rassurées : «Vous n’êtes pas abandonnés et vous n’êtes pas des orphelins. Car, vous avez élu un député qui a pris l’engagement de défendre vos intérêts. J’étais absent du pays pendant plus de quatre mois pour des raisons de santé, où j’étais admis dans un hôpital américain en France pour une intervention chirurgicale. Je tiens à vous remercier pour le soutien moral et spirituel que vous m’avez apporté. Je sais que des gens ont profité de mon absence pour venir ici, à Kanga-Mbanzi, tenir des meetings pour leurs intérêts égoïstes.Maintenant que je me porte de mieux en mieux, jesuis revenu reprendre le flambeau. Il n’est pas normal que des gens abusent de votre compréhension pour venir tenir des discours qui n’apportent aucune solution à votre problème». Il a fait comprendre aux populations que «les maires d’arrondissements ont raison de venir vous rencontrer,parce qu’ils sont des autorités administratives. Vous avez le devoir de les accueillir et de discuter avec eux. Par contre, ceux qui viennent pour leurs intérêts doivent cesser de vous divertir.Car aucun citoyen ne peut se substituer à l’Etat pour un drame pareille qui demande beaucoup de compassion pour en parler».

Jean-Claude Ibovi a rappelé que des évaluations ont été faitesconcernant le dossierde la reconstruction des maisons détruites, saluant les efforts louables déployés par le gouvernement dans le traitement de certains dossiers des sinistrés.Par exemple, le gouvernement a déjà entrepris la reconstruction des maisons partiellement endommagées. Dans le quartier 56 (Ouenzé), certains habitants ont regagné leurs demeures. Concernant, l’allocation familiale de 3 millions de francs CFA, Jean-Claude Ibovi a fait savoir que sur 27.000 cas de réclamation enregistrés dans les arrondissements n°5 Ouenzé et n°6 Talangaï, seules 461 personnes n’ont pas encore,à ce jour,perçu leurs allocations. Parmi ces 461dossiers, 306 ont déjà connu un traitement mais 21 dossiers seulementméritent d’être payés, les 285 autres étant défavorables, c’est-à-dire des faux dossiers.

«Nous allons négocier avec le gouvernement afin qu’une solution définitive à la question de l’allocation d’urgence soit trouvée. Cela permettra de barrer la voie à tous ceux qui viennent inventer des dossiers pour tromper les populations, qui vivent depuis plus d’un an dans la souffrance», a indiqué M. Ibovi.

L’Assemblée nationale appelée à se préoccuper du dossier des sinistrés du 4 mars Réouverture de l’hôpital de base de Talangaï

Par ailleurs, Jean-Claude Ibovi a annoncé qu’il était également en train se battreauprès du gouvernement en vue de la réouverture de l’hôpital de base de Talangaï. Cet hôpital qui a connu des travaux d’agrandissement, estdéjà équipé d’un plateau technique moderne. La population s’impatiente d’autant plus que l’arrondissement n°6manque de structures sanitaires publiques adéquates. Le Centre de santé intégré Marien-Ngouabi, la seule structure sanitaire existante, ne répond pas aux attentes des populations.

L’honorable Ibovi a annoncé également qu’il effectuerait prochainement une descente dans les quartiers 64 et 65 avec le ministre à la Présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya.A cette occasion, le ministre Bouyaédifiera les populations sur le dossier de la reconstruction des maisons détruites, la modernisation du quartier et les modalités de relogement des populations. Il a aussi fait comprendre que le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, «est sensible à la situation des populations et y pense chaque jour». Pour preuve, dans son message sur l’état de la nation adressé en août dernier devant le Parlement réuni en congrès, le Chef de l’Etat a évoqué cette question. Pourl’honorable Ibovi, il est question de passer maintenant à la phase de la mise en œuvre de ce discours. Ainsi, le gouvernement devrait prendre toutes les dispositions pour la mise en pratique de cette directive présidentielle sur le drame ce drame.

Jean-Claude Ibovi a saisi l’occasion pour adresser ses félicitations aux populations de Kanga-Mbanzi,pour avoir pris part à l’opération de recensement administratif spécial en cours.«Je suis content parce que vous avez compris l’intérêt d’avoir des élus locaux. Si les députés défendent les intérêts des populations au niveau de l’hémicycle, les élus locaux le font au niveau du Conseil départemental ou communal. Sur cette base, les efforts des élus se conjuguent et les problèmes des populations trouvent de solutions», a dit M. Ibovi.

Les populations du quartier 64 étaient, venues très nombreuses écouter leur mandataire, ont salué son fermeengagement et le courage avec lequel il défend leurs dossiers. «Nous pensons que la session budgétaire de l’Assemblée national du 15 octobre prochain prendra en compte notre dossier. Nous avons confiance en notre député, car il n’est pas du genre d’élus qui trompent leurs mandants. L’honorable Jean-Claude Ibovi a un sens de responsabilité et un sens de devoir. Il nous édifie sur des questions qui dépassent notre entendement et qui sont traitées à l’Assemblée nationale», a confié M. Okouya, un enseignant.

Gaspard Lenckonov