Brazzaville retrouve le calme après les affrontements armés

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from Government of the Democratic Republic of the Congo
Published on 17 Dec 2013 View Original

CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) - Le calme est revenu dans la capitale congolaise ce 17 décembre 2013, après les changes de tirs à l’arme de guerre d’hier en mi-journée entre la force publique et les partisans de l’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, le colonel Marcel Tsourou qui s’est finalement rendu. Il est détenu à la direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Hier, malgré la cessation des tirs dans l’après-midi, le centre-ville de Brazzaville était clairsemé. Les administrations publiques et privées, les marchés, les commerces et d’autres structures avaient fermé leurs portes.

C’est ce matin que tout est revenu à la normale. Le centre-ville a retrouvé son ambiance habituelle. Les agents de l’Etat et du secteur privé, les taxis men, les bus et autres usagers de la route ont repris du service.

Le quartier général des Forces armées congolaises (FAC) où il y a eu des affrontements n’a pas été fermé à la circulation. De nombreux curieux se sont rendus sur les lieux pour constater les faits, provoquant ainsi des embouteillages sur l’avenue de la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Le bilan officiel des affrontements n’est pas encore établi. Le quotidien les dépêches de Brazzaville fait état de deux morts du côté de la force publique et d’un bilan plus lourd chez les partisans du colonel Marcel Tsourou. D’autres sources parlent de 22 morts.

Selon un communiqué de la direction générale de la police nationale, une patrouille de la police a été attaquée le 15 décembre au quartier Plateaux des 15 ans (4ème arrondissement) par des bandits armés. Des véhicules ayant participé à cette attaque ont été retrouvés au domicile du colonel Tsourou.

Le communiqué ajoute que saisi, le procureur de la République a délivré une réquisition ordonnant la perquisition du domicile du colonel Marcel Tsourou. Les officiers de police judiciaire chargés de l’opération ont essuyé les tirs de la part des partisans du colonel Marcel Tsourou.

«Il s’agit d’un cas flagrant de création et d’entretien de milice, fait puni par la loi. La force publique agissant dans le cadre de la légitime défense s’est vue dans l’obligation de riposter, afin d’imposer la réalisation de la perquisition», indique le communiqué de la police.

Christian Brice Elion