Tchad Bulletin Humanitaire numéro 03 | avril - mai 2014

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 31 May 2014

HIGHLIGHTS

  • Plus de 101 000 personnes ont été enregistrées au Tchad après avoir fui la RCA en décembre dernier.

  • Deux camps sont en train d’être mis en place pour abriter environ 50 000 personnes vivant sur les sites de transit existants.

  • La réponse humanitaire est entravée par le sousfinancement.
    De gros gaps résident dans les abris et l’eau, l’hygiène et assainissement.

  • La campagne de violence de Boko Haram et les opérations militaires de l’armée nigériane ont obligé quelque 1 500 personnes à fuir au Tchad.

Un besoin urgent d’aide aux nouveaux arrivants

Les conditions des nouveaux arrivants sont extrêmement précaires

Bien que le rythme des nouveaux arrivants de la République centrafricaine (RCA) au Tchad a considérablement diminué au cours des deux derniers mois - à moins de 100 par jour - la situation des personnes qui traversent la frontière est extrêmement précaire.
Le plus souvent, ils arrivent sans leurs biens, après avoir marché pendant des jours et des kilomètres dans la brousse à la recherche de la sécurité. La plupart ont déjà été rendus vulnérables par des mois de violence, et l'accès limité aux services de base. Leurs conditions sanitaires sont en particulier, extrêmement mauvaises. Des 320 personnes arrivées le 29 mai à Kouno, région de Chari Baguirmi, quelque 20% ont dû être admis au centre de santé local pour traitement.

Des missions en cours pour identifier les personnes non enregistrées

Un total de 101 752 personnes a franchi la frontière sud du Tchad depuis la fin décembre 2013. Quelque 98 262 d’entre elles ont été enregistrées par le Gouvernement et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis que 3 490 ont été enregistrées et rapportés par OXFAM. Le nombre réel de personnes qui ont fui la RCA vers le Tchad peut être à des milliers plus élevé d’autant que les enregistrements effectués par l'OIM étaient volontaires et concentrés dans des endroits d'importants afflux de population. Les services de transport ont été offerts par l'OIM comme une motivation a l'enregistrement. Ainsi, les personnes ne souhaitant pas quitter les sites de transit étaient peu motivées a s’inscrire.

Les résultats d'une mission conjointe par les agences des Nations Unies (PAM, HCR, FAO) et des ONG (Oxfam et ACT-FLM) du 17 au 24 avril montrent des besoins humanitaires importants pour les réfugiés centrafricains et des communautés locales dans les communautés d'accueil à Moïssala (Bar Sara) dans le Mandoul.

Comme les plus grands afflux de population étaient enregistrés dans le Moyen Chari et le Logone Oriental, l'enregistrement des personnes le long de la frontière, dans des régions comme le Mandoul et le Salamat, sont encore envisagés. Cela est particulièrement difficile car les acteurs humanitaires sont peu présents dans ces endroits, même si les ONG élargissent de plus en plus leurs services dans le Mandoul. Selon les rapports des autorités et des sources humanitaires, des centaines de personnes ont trouvé refuge dans des familles d'accueil le long de la frontière et bien d’autres auraient rejoint les camps de réfugiés existants et les communautés hôtes.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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