Tchad Bulletin Humanitaire N° 02 | Février 2017

FAITS SAILLANTS

  • Après trois ans d’assistance sur le site de Gaoui, la communauté humanitaire plaide des solutions durables pour faciliter la réinsertion des retournés.

  • La Conférence humanitaire d’Oslo a permis aux pays du Bassin du Lac Tchad de recevoir des promesses de dons à hauteur de 672 millions de dollars américains, dont 458 millions en 2017.

Vers des solutions durables pour les retournés de Gaoui

Une réponse humanitaire dégressive sur le site Arrivés au Tchad depuis janvier 2014, après des décennies passées en République Centrafricaine (RCA), et pour certains plusieurs générations, environ 5 000 Tchadiens retournés (dont 57% de femmes et 43% d’hommes) ont été installés par les autorités, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sur le site de Zafaye à Gaoui, village situé à environ 15 km au nord-est de N’Djamena. Après trois ans d’assistance de la communauté humanitaire, la quasi-totalité des acteurs humanitaires se sont retirés du site par manque de financement, occasionnant la détérioration des conditions de vie des retournés. Les distributions de vivres sont sporadiques ; la moitié des 700 abris est dans un état de délabrement avancé ; l’absence de moyens de subsistance ne permet pas de payer les soins de santé du centre situé à trois kilomètres du site, et moins de la moitié des 18 forages du site et seulement 40 pour cent des latrines sont fonctionnels. Il faut ajouter à cela que 40 pour cent des enfants inscrits dans les écoles de N’Djamena, hors du site, ont été renvoyés pour non-paiement de frais de scolarité. UNICEF continue cependant de soutenir l’école du site, en prenant en charge le salaire des enseignants, via l’ONG nationale CDVT (Comité pour le développement du volontariat au Tchad). Pour l’année scolaire 2016-2017, UNICEF entend innover, en développant des activités génératrices de revenus avec les parents d’élèves, pour qu’avec le temps, la prise en charge des salaires des enseignants leur incombe entièrement.

Depuis 2016, la communauté humanitaire plaide pour une assistance principalement orientée vers les solutions durables pour faciliter la réinsertion des retournés de Gaoui. En effet, la majorité de ces retournés souhaite quitter le site pour s’insérer dans la ville de N’Djamena et reprendre une vie normale.

C’est ce qui ressort de l’enquête menée en 2016 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en collaboration avec l’ONG ADES (Agence de développement économique et social). Les besoins prioritaires concernent l’accès au logement et aux moyens de subsistance suivis de l’accès à l’éducation et à l’emploi. La majorité des retournés, constituée d’anciens commerçants, veut reprendre des activités génératrices de revenus qui leur permettront de se prendre en charge et sortir ainsi de la dépendance à l’aide humanitaire.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

To learn more about OCHA's activities, please visit http://unocha.org/.