Rapport sur la situation humanitaire au Tchad, 26 janvier 2009

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 26 Jan 2009
Faits majeurs

- Reprise des activités humanitaires à Dogdoré après trois mois de suspension d'activités;

- Arrivée de nouveaux réfugiés centrafricains dans le Salamat au sud-est du Tchad;

- Des casques bleus seront déployés en mars 2009 à l'est du Tchad en remplacement de l'EUFOR;

- Les mines et UXO ont fait 120 victimes en 2008 au Tchad;

-388 millions de dollars recherchés par les humanitaires dans le cadre du processus d'appel consolidé (CAP) 2009 pour le Tchad.

Contexte sécuritaire et social

La situation sécuritaire générale est calme sur l'ensemble du territoire. Les actes de banditisme, à l'est, continuent cependant d'être rapportés avec la récurrence des vols de véhicules et des braquages des maisons et bureaux d'organisations humanitaires, notamment au niveau d'Abéché. Les opérations humanitaires continuent sauf au camp de réfugiés de Am Naback o=F9 elles sont interrompues temporairement pour des raisons sécuritaires depuis début octobre 2008.

Une équipe de la Commission Nationale de Désarmement a effectué, dans la semaine du 19 janvier, des fouilles dans la ville de Abéché, à l'est du Tchad, afin de récupérer les armes illicitement détenues par les civils.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a autorisé, le 14 janvier 2009, par la résolution 1861, le déploiement de 5 200 Casques bleus en remplacement des troupes de la force européenne (EUFOR) en exercice dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique à partir du 15 mars 2009.

Le déploiement des éléments du Détachement Intégré de Sécurité (DIS), à l'est du Tchad, se poursuit. A la date du 22 janvier 2009, un effectif de 525 policiers et gendarmes était déployé dans six localités à l'est du Tchad notamment à Abéché, Bahaï, Farchana, Goz Beida, Guéréda et Iriba. A ce jour, les 12 camps de réfugiés à l'est sont sécurités par le DIS suite au retrait de la Commission nationale d'accueil et de réinsertion des réfugiés (CNAR) le 31 décembre dernier. Le DIS a pour rôle d'assurer le maintien de l'ordre et le respect de la loi dans les camps de réfugiés, les sites de personnes déplacées (PDI) et les villes principales dans les régions avoisinantes mais également d'aider à assurer la sécurité des opérations humanitaires.

Afin de protéger et sauvegarder l'environnement, le gouvernement a pris une mesure interdisant la production de charbon de bois, principal combustible domestique. Cette disposition prise pendant la première semaine de janvier 2009 a entraîné la raréfaction dans l'approvisionnement et la flambée du prix du charbon. Le coût du sac de charbon est passé de 5 000 à 25.000 en moins d'un mois à Ndjaména, la capitale. Le gaz butane présenté comme solution de rechange connaît de fréquentes ruptures et l'équipement n'est pas à la portée de tous les ménages. Ceci a conduit à une campagne pacifique de protestation contre la vie chère.

Situation humanitaire

Accès

Reprise des activités annoncées à Dogdoré

En septembre, les acteurs humanitaires avaient considérablement réduit leurs activités à Dogdoré en raison de la recrudescence des attaques contre leurs bureaux et des braquages de leurs véhicules. Le 15 décembre, un des gendarmes assurant la protection du Sous préfet avait trouvé la mort lors d'une attaque meurtrière perpétrée par un groupe d'hommes armés. A la suite du plaidoyer mené par les représentants des Nations Unies, des ONG et du Mouvement de la Croix Rouge des dispositions ont été prises par les autorités et leurs partenaires pour améliorer la sécurité de la zone avec notamment le renforcement de l'effectif des gendarmes, le déploiement de la Garde Nationale et Nomade du Tchad, la présence de l'armée et celle de l'EUFOR. Des éléments du DIS sont, également, attendus à Dogdoré

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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