L’OMS appuie l’Evaluation externe conjointe du Règlement Sanitaire International 2005 ! FLASH N°016/2017

Report
from World Health Organization
Published on 07 Aug 2017 View Original

N’Djamena, 07 août 2017(OMS) : L’atelier d’évaluation externe conjointe de la mise en œuvre du Règlement sanitaire international 2005 (RSI 2005) organisé par le Ministère de la santé publique en collaboration avec l’OMS a démarré ses travaux ce lundi à N’Djaména.

Coordonnée par les experts de l’OMS/AFRO, les autres partenaires de l’OMS et les pays membres (Bénin, Mali, RDC et Sénégal), la rencontre, qui implique différents départements ministériels, s’inscrit dans le cadre d’une série de sessions organisées par la direction de la lutte contre les maladies au Ministère de la santé publique sur l’évaluation du règlement sanitaire international 2005 au Tchad.

La finalité de ces rencontres permet à ce jour de conduire l’évaluation externe conjointe qui est un processus volontaire et multisectoriel visant à évaluer la capacité d’un pays à prévenir et détecter les risques de santé publique qui peuvent se produire spontanément ou du fait d’évènements délibérés ou accidentels, et à y répondre rapidement. Cette évaluation porte sur les 19 capacités du Règlement sanitaire international 2005. Les experts nationaux des différents secteurs ont travaillé en synergie afin de faire une auto-évaluation interne du RSI 2005 au Tchad. Le rapport national issu de cette auto-évaluation sert de base aux dix experts internationaux de faire l’évaluation externe conjointe.

Dans son mot de circonstance, la Ministre de la santé publique, Mme Ngarmbatna Carmel Sou IV a précisé que « le Tchad est exposé périodiquement, à l’instar d’autres pays de la sous-région, à des menaces d’épidémies et à des événements sanitaires de natures diverses qui exigent des capacités conséquentes de préparation et de réponse pour leur gestion ». Le présent atelier d’évaluation conjointe du RSI 2005 s’inscrit justement, dit-elle, « dans ce cadre et vise à apprécier les capacités de notre système de santé à prévenir, détecter et riposter correctement à toutes ces menaces de santé publique qu’elles soient naturelles, accidentelles ou provoquées afin d’éviter leur propagation internationale ».

La mise en œuvre de ce processus, poursuit Mme Ngarmbatna, « est la preuve de l’importance que Son Excellence Monsieur Idriss Deby Itno, Président de la République, accorde aux programmes de sécurité sanitaire mondiale et particuliè-rement l’approche « One Health » (Une seule santé) qui permet d’intégrer les secteurs de la santé humaine, de la santé animale ainsi que leur environnement pour bâtir ensemble des synergies d’action qui visent à minimiser les risques liés aux menaces de la santé publique récurrentes mais surtout à améliorer la santé, voire le bien-être des populations ».

Pour le Représentant de l’OMS, Dr Jean-Bosco NDIHOKUBWAYO, le Tchad a conduit une évaluation selon une approche multisectorielle participative. Le rapport d’évaluation interne validé par les parties prenantes à l’échelle nationale a été officiellement transmis à l’OMS le 3 août 2017. Il a rappelé que le RSI 2005 est un instrument international de coopération dans le domaine de la santé adopté par les Etats membres de l’OMS. Il a pour objectif de « prévenir la propagation internationale des maladies, de protéger, de maîtriser et de réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux.».

Rappelons que cette évaluation externe qui se déroulera du 07 au 12 août 2017 réunit près de 70 participants venus des départements ministériels impliqués dans la mise en œuvre du RSI parmi lesquels les ministères de la santé, de l’élevage, de l’environnement, du Pétrole, de l’Energie, de la Justice et de la sécurité. L’évaluation est conduite par une équipe multidisciplinaire internationale de dix experts venus de l’OMS/AFRO, du Centre de Contrôle des Maladies des Etats-Unis (CDC) basé à Atlanta, de l’Organisation Internationale de la Santé Animale (OIE), de l’Expertise France et d’autres pays de la région, à savoir le Bénin, le Mali, la RDC et le Sénégal