Baccalauréat 2017 à Hadjer-Hadid : le HCR salue un symbole fort de brassage entre réfugiés et Tchadiens

Report
from UN High Commissioner for Refugees
Published on 16 Jul 2017

Hadjer-Hadid - Du 17 au 22 Juillet 2017, 1 338 jeunes réfugiés dont 58% de filles (770) au Tchad prendront part au côté de leurs homologues tchadiens aux épreuves écrites du baccalauréat session de Juillet 2017. Pour la toute première fois, à cette occasion, la sous-préfecture d’Hadjer Hadid, à l’est du Tchad, dispose de deux centres d’examen du baccalauréat.

Ces centres accueilleront 788 lycéens dont 682 réfugiés soudanais et 106 Tchadiens venant de la ville d’Adré, chef-lieu du département qui couvre Hadjer Hadid.

Il s’agit d’un heureux dénouement d’une initiative conjointe entre le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à travers l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS) et la Représentation du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, au Tchad. Elle vise à faciliter le déroulement de cet examen national pour les enfants de ce département qui devaient auparavant se rendre à Abéché, situé à 171 km de la ville d’Adré et 120 km de celle de Farchana notamment, pour le passer.

Grâce à cette initiative qui renforce le brassage entre les réfugiés et leurs hôtes tchadiens, à travers ce secteur clé qu’est l’éducation, les enfants peuvent désormais passer plus près de leurs familles et avec moins d’anxiété – Hadjer-Hadid est situé à 85 km du camp de Gaga, le plus distant avec moins de candidats (84) et a moins de 1 km du camp de Treguine, le plus près avec plus de candidats (229) et à 65 km d’Adré.

C’est une opération logistique et administrative que le HCR et ses partenaires ont organisée en collaboration avec plusieurs services de l’administration tchadienne. Les activités vont du transport des élèves à leur hébergement pour ceux qui viennent des camps de Gaga et Farchana et de la ville d’Adré, leur restauration et leur prise en charge médicale en passant par leur préparation et accompagnement dans les salles de classes.

Le HCR se félicite de cette initiative conjointe qui témoigne de l’hospitalité et de la solidarité du peuple et du gouvernement du Tchad à l’endroit des réfugiés, a déclaré le Représentant par intérim du HCR au Tchad, Edward O’Dwyer, qui a souligné l’importance de consolider ces acquis.

« Nous avons, à travers l’éducation où il y a beaucoup d’avancées depuis trois ans, une véritable opportunité pour renforcer le brassage entre cette généreuse population tchadienne et les réfugiés », a indiqué Edward O’Dwyer. Il procèdera au lancement du baccalauréat, lundi 17 juillet 2017 à Hadjer Hadid, aux côtes du Préfet du département d’Assoungha et du représentant de BPRM, le Bureau américain pour les populations, les réfugiées et les migrations. Dimanche, lui et sa délégation ont passé du temps avec les lycéens, réfugiés et tchadiens, pour les encourager et motiver à aborder cette étape de leur jeune vie avec sérénité et confiance et leur assurer de leur soutien.

Selon le Représentant du HCR, « le temps est venu d’aider le Tchad à favoriser l’inclusion socio-économique des réfugiés au sein de la société tchadienne tout en poursuivant les efforts pour leur protection et la recherche de solutions durables comme le rapatriement volontaire dans leurs pays d’origine quand les conditions le permettront ».

Constituant la vaste majorité des candidats réfugiés prenant part au baccalauréat, plus de 90%, les élèves soudanais participent pour la troisième fois consécutive à cet examen national depuis l’intégration du curriculum tchadien par les écoles des camps des réfugiés de l’est du pays à la rentrée scolaire 2014-2015.

Depuis, leurs nombres ne cessent de grossir passant de 609 candidats inscrits en 2015 à 1 211 en 2017, avec des taux de réussite croissants – 19,12% en 2015 et 28,79% 2016. Dans l’ensemble du pays, il a été enregistré un taux de réussite de 19,05% et 30,64% chez les réfugiés, respectivement en 2015 et en 2016.

C’est un motif d’encouragement pour le HCR et ses partenaires qui mettent un accent particulier sur l’éducation des enfants/jeunes réfugiés, soutenu par des partenaires financiers comme BPRM. Avec des chiffres en nette amélioration, le HCR et ses partenaires sont conscients que plus d’efforts doivent être fournis pour permettre l’accès à l’éducation tertiaire (universités, grandes écoles...) à davantage d’élèves réfugiés. L’Agence salue, à cet effet, les initiatives allant dans ce sens à l’image des bourses DAFI (du gouvernement allemand) qui permettent à plus de 90 jeunes réfugiés de suivre des études dans les universités tchadiennes ou encore des accords qui leur permettent d’étudier aux mêmes conditions que les jeunes tchadiens.

Selon le rapport à mi-parcours de l’année scolaire 2016/2017, au total 86.961 enfants réfugiés étaient inscrits dans les établissements.

Contacts médias:
Ibrahima Diane, dianei@unhcr.org, 0023565274775