Un retour en arrière : impact de la crise sur l’éducation en République centrafricaine depuis décembre 2012 - Evaluation conjointe

Report
from UN Children's Fund
Published on 18 Oct 2013 View Original

République centrafricaine : soixante-dix pour cent des écoliers ne sont toujours pas retournés en classe

Une nouvelle enquête conclut également que « la peur de la violence » constitue un obstacle majeur à l’éducation

BANGUI, 18 octobre 2013 – En République centrafricaine, sept écoliers du primaire sur dix ne sont pas retournés à l’école depuis le début du conflit, en décembre 2012, selon les résultats d’une récente enquête menée par l’UNICEF et ses partenaires.

Environ 65 % des écoles ayant fait l’objet de cette enquête ont été pillées, ou occupées ou endommagées par des balles ou des obus. « Une école est faite pour être un espace sûr où l’on enseigne et où l’on apprend mais dans certaines régions, il ne reste plus rien, » a affirmé le Représentant de l’UNICEF en République centrafricaine, Souleymane Diabaté. « Sans enseignant, sans bureau, sans manuel scolaire, comment un enfant peut-il apprendre ? »

Quatre personnes sur cinq affirment que la peur de la violence reste la raison principale pour laquelle les élèves hésitent à retourner à l’école. Près de la moitié des écoles demeurent fermées. Les élèves ont perdu en moyenne six mois de scolarité.

« En République centrafricaine, aussi bien l’accès à l’enseignement primaire que sa qualité se sont gravement détériorés depuis le début de la crise, » a constaté Souleymane Diabaté. « Et si nous n’agissons pas dès maintenant, davantage d’enfants perdront l’année scolaire entière et risquent d’abandonner l’école. »

L’UNICEF appelle les autorités de la République centrafricaine à prendre des mesures concrètes pour favoriser le retour permanent et en toute sécurité de tous les enseignants et de tous les élèves dans les écoles.

Face à la crise, 1 352 enseignants des écoles primaires ont été ramenés à leur poste avec l’aide de l’UNICEF et d’ONG partenaires et la collaboration du Ministère de l’éducation. Près de 25 000 enfants affectés par le conflit suivent actuellement des cours de rattrapage pour pouvoir se préparer aux examens de fin d’année, et 40 000 autres enfants devraient reprendre les cours dans les semaines à venir.

Près de 20 000 élèves ont reçu des fournitures scolaires et les écoles ont obtenu du mobilier qui a déjà permis la réouverture d’écoles. D’ici la fin de l’année, l’UNICEF prévoit d’aider 105 000 enfants de plus à retourner à l’école.

L’appel d’urgence de 2013 de l’UNICEF, lancé avant la crise, a triplé depuis et il se monte désormais à 32 millions de dollars É.-U. L’UNICEF n’en a reçu qu’un tiers et 21 millions de dollars sont de toute urgence nécessaires pour assurer une éducation scolaire et une aide d’urgence aux enfants et aux femmes affectés par le conflit en République centrafricaine.

Note aux rédactions

Les données figurant ci-dessus sont issues d’une enquête réalisée dans 176 écoles primaires officielles sur un total de 1 933 dans 11 des 17 préfectures de la République centrafricaine. L’enquête a été effectuée en août 2013 par le Groupe sectoriel de l’éducation, sous la direction de l’UNICEF et avec la participation du Ministère de l’éducation, de l’Association des directeurs d’écoles, de la COOPI, du Conseil danois pour les réfugiés (CDR), de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves, du Service œcuménique d'aide de l'Église du Danemark, de l’OSEEL, du Programme alimentaire mondial (PAM), du Syndicat des enseignants et de l’UNICEF.

On pourra lire le rapport d’enquête complet en anglais en cliquant le lien suivant

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