Conclusions du Conseil sur la République centrafricaine, 17 mars 2014

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from European Union
Published on 17 Mar 2014 View Original

Conseil AFFAIRES ETRAGERES Bruxelles, 17 mars 2014

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

"1.La crise sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine (RCA) reste fortement préoccupante, malgré une relative stabilisation de la situation à Bangui et dans les localités où les forces internationales sont déployées. L’Union européenne (UE) réitère les inquiétudes qu’elle a exprimées lors des précédentes conclusions du Conseil le 20 janvier et 10 février 2014. Elle demeure inquiète du risque de voir le conflit centrafricain affecter les pays voisins de la RCA et appelle au respect de l'intégrité du pays. L’UE compte maintenir sa mobilisation, en coordination et coopération avec d'autres acteurs internationaux, sur l’ensemble des volets de la crise, dans le cadre d’une approche globale intégrant actions dans le domaine humanitaire (en respectant les principes d'action humanitaire), politique, en matière de stabilisation et en faveur du développement.

2.L'UE reste extrêmement préoccupée par l’impact humanitaire de la crise en République centrafricaine qui persiste malgré les efforts régionaux et internationaux déployés sur le terrain. Les conditions de survie des populations restent précaires, surtout à l’intérieur du pays où l’accès humanitaire demeure difficile. L’UE est particulièrement préoccupée par les menaces, en termes de sécurité, à l’encontre des populations civiles et par les conséquences, en particulier humanitaires, des départs forcés massifs – de Centrafricains et de migrants, en majorité musulmans, – principalement vers le Tchad, le Cameroun, la République Démocratique du Congo et la République du Congo. L'UE réaffirme son engagement en RCA et appelle l'ensemble de la communauté internationale à augmenter les financements en faveur de populations affectées par la crise, à l'intérieur de la RCA comme dans les pays voisins.

3.L’UE encourage les autorités de transition centrafricaines à poursuivre le processus de transition politique et la préparation des élections. Elle exhorte en particulier les autorités à concentrer les efforts pour lutter contre l’impunité et rappelle que les auteurs de violations doivent répondre de leurs actes devant la justice. L'UE salue la décision du Procureur de la Cour Pénale Internationale d'ouvrir un examen préliminaire de la situation en RCA qui est partie au statut du Rome, ainsi que le travail de la Commission internationale d'enquête mise en place par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies. L'UE appelle à la poursuite des efforts des autorités de transition visant à restaurer l’Etat de droit. Pour y parvenir, le rétablissement de la sécurité, la restauration de l’administration et la mise en place de règles de bonne gouvernance économique, ainsi que le dialogue interconfessionnel et la médiation intercommunautaires, sont indispensables. L’UE réitère son engagement à accompagner les autorités de transition sur cette voie en coopération avec d’autres partenaires internationaux. Elle salue en particulier l’engagement de l’Union africaine et des pays voisins de la RCA, sur les plans militaire, humanitaire, politique et financier, en faveur de la stabilisation du pays.