Centrafrique: Bangui affirme contrôler Ndélé et y avoir "rétabli l'ordre"
12/11/2012 15:08 GMT
BANGUI, 11 déc 2012 (AFP) - Le ministère centrafricain de la Défense a affirmé mardi que l'armée a pu "reprendre" le contrôle de Ndélé (nord) et "rétablir l'ordre" dans cette bourgade de 15 à 20.000 habitants, attaquée lundi par une faction et théâtre de violents combats.
"Les éléments nationaux et les forces régionales déployées dans la zone ont pu contenir l'assaut de l'aile dissidente de l'UFDR" (Union des forces démocratiques pour le rassemblement), a déclaré le porte-parole du ministère, le lieutenant-colonel Jean Ladawa, dans un communiqué lu à la radio nationale. Il n'a pas donné de bilan des affrontements.
Les forces gouvernementales "ainsi que les forces amies, ont promptement réagi pour reprendre dans les délais raisonnables le contrôle de la situation et rétablir l'ordre et la quiétude des citoyens", a ajouté le lieutenant-colonel Ladawa, faisant référence à l'ex-rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) qui occupe la ville en bonne intelligence avec l'armée depuis des accords de paix signés en 2011.
Lundi, une faction rebelle de l'UFDR, dirigée par Michel Djotodia, a pris d'assaut la ville de Ndélé ainsi que celles de Sam Ouandja et d'Ouaddan, situées dans le nord-est du pays (200 km de Ndélé), où l'armée n'est pas ou peu présente.
Une partie de la population de Ndélé a fui la ville, carrefour du Nord près de la frontière tchadienne et par où passent de nombreux convois entre le Soudan et le Cameroun.
Le +colonel+ Narkoyo, partisan du chef dissident de l'UFDR, qui remet en cause les accords de paix signés en avril 2007, a affirmé que "les FACA (forces armées centrafricaines) sont en débandade" et revendiqué l'attaque et le contrôle des trois villes. "Cela fait six ans aujourd'hui que nous avons signé des accords de paix. Mais rien n'a été fait pour pour nous sortir de la misère", a-t-il affirmé.
Le porte-parole de l'armée a, lui, relevé "une querelle de leadership exacerbée au sein de l'UFDR, pouvant faire craindre une reprise des hostilités". Il a rappelé que le chef de l'UFDR Zakaria Damane "avait valablement représenté le mouvement à toutes les assises de paix, notamment à l'accord global de paix de Libreville et aux conclusions du dialogue politique inclusif de décembre 2008. L'UFDR a adhéré à l'accord de paix global qui suit normalement son cours", a-t-il dit.
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