Les populations de Diahondi cultivent la cohésion sociale pour une cohabitation harmonieuse

Report
from UN Operation in Côte d'Ivoire
Published on 30 Dec 2013 View Original

L’Opération des Nations Unies (ONUCI) et l’ONG Bonne Action, partenaire de la Mission dans ses activités de sensibilisation, ont organisé jeudi 26 décembre 2013, une activité de renforcement de la cohésion sociale avec les populations de Diahondi, localité située à 571 km au nord-ouest d’Abidjan.

M. Pierre Aby du bureau de l’information a abordé avec elles, certains sujets dont celui du foncier rural. Il a indiqué que la gestion de la prévention des problèmes y afférant passait par la consultation des autorités telles que les Sous-préfets et les spécialistes des antennes locales du Ministère de l’agriculture. M. Aby a également mis l’accent sur les violences faites aux femmes. « Les violences faites aux femmes telles que le viol sous toutes ses formes, les mutilations génitales ont des conséquences psychologiques et sanitaires sur les victimes », a-t-il prévenu.

M. Hervé Yatté du bureau de la sécurité a pour sa part indiqué aux participants que l’une des missions de l’ONUCI est de les protéger de jour comme nuit. « Votre sécurité fait partie des priorités de l’ONUCI, qui appuie le gouvernement pour favoriser le retour rapide de la paix en Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué.

L’Adjudant Alioune Gadaga de la police des Nations Unies a poursuivi dans le même sens que son prédécesseur et ajouté que les forces impartiales participaient auprès des forces locales à la sécurité des populations. « L’ONUCI appuie également les forces locales dans le renforcement de leurs capacités et par l’octroi de matériels pour la réussite de leur mission » a-t-il dit.

Le représentant de l’ONG Bonne Action, Jonas Siekpo a pour sa part, mis l’accent sur l’autorité du chef qui demeure le socle et le garant de la cohésion sociale dans les villages.

Le chef du village de la localité Julien Deheo, a lui, rassuré sur la réalité de la cohésion sociale. « Nous vivons depuis toujours de façon harmonieuse, allogènes, allochtones et nous. La cohésion est une réalité à Diahondi et nous voulons la pérenniser » a-t-il indiqué.

Il a également fait des doléances relatives à la réhabilitation de l’école primaire, au logement de l’infirmier et au branchement du village au réseau électrique publique. Les préoccupations des participants ont porté sur le désarmement, le foncier rural, le viol et la situation des enfants sans extrait d’acte de naissance.