Les jeunes de Bondoukou sensibilisés à la culture de la paix

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from UN Operation in Côte d'Ivoire
Published on 30 Jan 2014 View Original

« Promotion d’une culture de la paix pour un environnement favorable à la réconciliation nationale » : tel est le thème abordé mercredi 29 janvier 2014 au foyer de la mairie de Bondoukou, ville située à 416 km au nord-est d’Abidjan, par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour permettre aux jeunes de mieux comprendre la notion de réconciliation nationale. C’était dans le cadre des activités « des Journées Espoirs du Zanzan », édition 2014, initiées par l’ONG « Jeunesse Solidaire Cœur Blanc de Bondoukou ».

Avoir une culture de la paix permet de prévenir les conflits potentiellement violents et contribue à restaurer la paix et la confiance au sein des populations qui sortent de la guerre, a fait savoir le responsable du bureau de l’Information publique de l’ONUCI à Bondoukou, Désiré Ndagijimana. Mais cette culture s’étend aussi au de-là des situations de conflits armées pour toucher les écoles, les lieux de travail, les familles, etc. a-t-il ajouté.

Comment parvenir à une réconciliation véritable ? « C’est un défi auquel il est essentiel de s’attaquer dans le processus de reconstruction d’une paix durable. Examiner le douloureux passé, le reconnaitre, le comprendre et surtout le transcender est globalement la meilleure façon de garantir que de tels faits ne se reproduisent plus et ne puissent jamais se reproduire », a indiqué Désiré Ndagijimana.

Enfin, a-t-il conclu, la réconciliation est non seulement un processus mais aussi un état d’esprit ; elle implique un changement de comportement et de considération vis-à-vis de l’adversaire. Cela suppose notamment un changement de langage, car c’est souvent le langage qui alimente et amplifie la haine et la violence.

Le témoignage rendu à propos de la réconciliation par le président de l’ONG « Jeunesse Solidaire Cœur Blanc de Bondoukou », initiatrice des Journées Espoirs 2014 du Zanzan, Diabo Kouakou Elvice, a édifié les participants à cette conférence. « En tant qu’ancien militant de la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire), j’ai abandonné la violence et accepté d’aller à la réconciliation », a-t-il révélé. Il a exhorté l’assistance à « cultiver les valeurs énoncées par le conférencier pour aller à la réconciliation vraie ».

Un débat fructueux entre l’orateur principal et représentant de l’ONUCI et les jeunes de Bondoukou a eu lieu à l’issue de l’exposé.

Environ deux cents jeunes ont assisté à cette conférence qui fait partie d’une série d’activités sportives et culturelles organisées du 18 janvier au 15 février par cette ONG qui vise à redynamiser la jeunesse du Zanzan, à lutter contre l’exode rural et la pauvreté, tout en favorisant l’insertion des jeunes dans le tissu social.