ONUCI Tour à Ganzon pour parler développement et cohésion avec les populations

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from UN Operation in Côte d'Ivoire
Published on 22 Oct 2013 View Original

Développement et cohésion sociale : ces deux notions ont été au menu des échanges, le 18 octobre 2013, entre l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire(ONUCI), et les populations de Ganzon, localité située à 541km au nord-ouest d’Abidjan.

« La gestion de la rumeur devrait faire partie de votre souci quotidien. Etouffez-la par des concertations rapides dès qu’elle apparait », a conseillé le représentant du bureau de l’Information publique de l’ONUCI. Parlant du foncier rural, il a souhaité une implication des populations, de la chefferie et des autorités administratives pour résoudre ces questions. « Approchez-vous des autorités chaque fois que vous avez un dossier relatif au foncier rural. Ils sauront vous indiquer la voix à suivre. Cela vous évitera des désagréments », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le représentant de la section Sécurité de l’ONUCI a exhorté les populations à une franche collaboration avec les forces nationales et impartiales pour leur prise en charge sécuritaire.

Quant au chargé des questions des droits de l’Homme, il a mis l’accent sur le respect du droit à la santé, à la sécurité, etc. « Lorsqu’ un problème de droit de l’Homme se pose, informez le Chef du village qui le répercutera aux autorités locales, avec qui l’ONUCI travaille en étroite collaboration », a-t-il souligné. S’agissant de crime ou de viol, l’expert des droits de l’Homme a mis à garde contre les règlements à l’amiable. « Evitez les arrangements en cas de crime ou de viol qui favorisent l’impunité. Les victimes de viol ont des traumatismes psychologiques difficilement guérissables », a-t-il conclu.

Les populations vont s’inspirer de la sensibilisation de ce jour pour réussir le défi du renforcement de la cohésion sociale et du développement de leur contrée, a fait savoir le Chef du village par intérim, Lucien Djehin. Ce développement passe par un vaste programme d’activités agricoles relatives à la culture du café, du cacao et de l’hévéa et qui devrait impliquer l’ensemble des jeunes du village, a-t-il précisé.

A l’issue de la séance, les préoccupations des populations formulées à l’endroit des autorités locales ont porté sur le retour des exilés politiques, l’attaque du camp de Nahibly, la réhabilitation des logements, le racket des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire aux corridors et le déguerpissement du Mont Peko de ceux qui l’occupent illégalement.