La réponse aux besoins humanitaires « résiduels » en Côte d’Ivoire : un facteur-clef pour une sortie de crise réussie

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 11 Mar 2013

(Abidjan/Genève, 11 mars 2013): Les acteurs humanitaires en Côte d’Ivoire ont complété l’analyse des besoins humanitaires qui continuent à se faire sentir dans le pays près de deux ans après l’éclatement de la crise postélectorale. L‘analyse, « Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaire en phase de transition », a été lancée le 11 mars 2013 à Abidjan par le Coordonnateur de l’action Humanitaire, M. Ndolamb Ngokwey, sous l’égide du Ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant.

« Pour consolider les progrès réalisés à ce jour, une réponse adéquate aux besoins résiduels identifiés est essentielle, faute de quoi les populations les plus vulnérables risquent de retomber en situation de crise d’un point de vue humanitaire » a déclaré M. Ngokwey. Cet appui continu est notamment nécessaire pour assurer la réintégration durable des centaines de milliers de déplacés et réfugiés qui sont rentrés chez eux. Ceux qui ont plutôt choisi de se réinstaller là où ils ont trouvé refuge doivent aussi être accompagnés pour recommencer une nouvelle vie.

Les acteurs humanitaires constatent que bien que la situation s’est beaucoup améliorée en Côte d'Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale, d’importantes poches de vulnérabilités subsistent sur l’ensemble du territoire. La malnutrition, l’insécurité alimentaire, le manque d’accès aux services sociaux de bases et les problèmes de protection demeurent préoccupants par endroit, notamment dans les régions de l’Ouest, du Sud-ouest, du Nord et d’Abidjan.

Avec la stabilisation progressive de la situation humanitaire, sécuritaire et politique en Côte d’Ivoire, la transition des interventions humanitaires d’urgence vers les interventions axées sur le développement a été amorcée. Dans le cadre de cette transition, la coordination des différents secteurs d’aide est graduellement transférée aux autorités nationales compétentes, en vue du retrait des acteurs humanitaires. « Dans ce contexte, la stratégie d’intervention vise à assurer une réponse adéquate aux besoins identifiés par l’entremise des différents programmes et mécanismes de financement des autorités nationales, du système des Nations Unies et des bailleurs de fonds internationaux » a indiqué M. Ngokwey. « Dans ce processus, une attention particulière doit être portée à la préparation aux urgences, à la réduction des risques et au renforcement de la résilience des populations, afin de jeter des bases solides au développement du pays » a-t-il ajouté.

Les acteurs humanitaires ont compilé une liste des 85 activités-clef qui s’alignent avec les priorités stratégiques établies. Ce plan présente un budget total de 82 millions de dollars américains. À ce jour, seul 18 % de ces activités sont financées. Pourtant, dans le contexte actuel de l’instabilité sous-régionale de l’Afrique de l’Ouest, l’appui de la communauté internationale à la Côte d’Ivoire est plus que jamais crucial pour que le pays résiste aux chocs potentiels venus de l’extérieur et puisse jouer son rôle historique de stabilisateur pour la sous-région.

*Le document « Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaire en phase de transition » est le fruit d’un travail collaboratif entre les agences du Système des Nations Unies, des ONG nationales et internationales et des partenaires nationaux.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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