Centre Humura : plus de 230 victimes de VBG ont déjà été prises en charge.

Report
from UN Development Programme
Published on 15 Dec 2012 View Original

La violence physique et psychologique orientée vers les femmes constitue l’un des plus grands fléaux du Burundi, pays particulièrement touché par les VBG (Violences Basées sur le Genre). Le centre Humura est un lieu d’accueil holistique dédié aux femmes et enfants victimes de ces violences. La structure, établie à Gitega, propose un service médical, psychosocial, juridique et un hébergement d’urgence pour les victimes les plus vulnérables. De nombreuses femmes arrivent au centre avec leurs enfants, qui sont également pris en charge.

Depuis sa création en juin 2012, ce lieu a accueilli 233 victimes. Juliette (nom d'emprunt), 19 ans, mère de deux enfants a subit des violences graves. Elle est hébergé au centre Humura depuis plusieurs semaines. "J’ai été chassée de chez moi par ma famille car j’ai eu deux enfants hors mariage et le père des petits n’a pas voulu les reconnaître. J’ai été informée de l’existence du Centre Humura par le Centre de Développement Familial (CDF) de ma localité. Les travailleurs sociaux du CDF qui m’ont amenée ici. On m’a donné une chambre et des soins. Plusieurs personnes se sont occupées de nous et tentent de trouver une solution à notre problème. Mon père vient de décéder et mes frères et sœurs, unis au reste de la communauté, ont décidé de me chasser. Ils m’ont menacée avec des machettes… Les travailleurs sociaux ont commencé à parler à ma famille pour que je puisse rentrer car je veux élever mes filles à la maison. Mais s’ils n’arrivent pas à faire accepter mon retour à ma famille, nous irons devant les tribunaux..."

Sans le Centre Humura, Juliette et ses enfants seraient sans doute à la rue. Cette institution qui aide de nombreuses autres femmes a pu voir le jour grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de plusieurs agences des Nations Unies. Le PNUD a contribué à la restauration des bâtiments, à leur équipement et au financement d’un véhicule et de trois motos pour permettre au personnel de se déplacer sur le terrain à la rencontre des victimes.

Le Ministère en charge du Genre a mis à disposition du centre le personnel utile au fonctionnement et à la prise en charge appropriée des femmes victimes de VBG.

Nous vous proposons de découvrir le centre à travers les témoignages des membres du personnel. Après 6 mois de fonctionnement, ils livrent dans les interviews reprises ci-dessous les enjeux liés au fonctionnement du Centre Humura

Interview de Sylvestre Gashatsi, assistant social au Centre Humura

Interview de Terence Nhabakomeye, magistrat au service du Centre Humura

Témoignage d'Esperance Ndayizeye, infirmière au sein du service médical du centre Humura