CED-Caritas Burundi : Une structure dynamique en train de construire son réseau Caritas

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Published on 26 Nov 2012 View Original

Kinshasa, 26 le novembre 2012 (caritasdev.cd) : Le Centre d’entraide et de développement Caritas Burundi (CED-Caritas Burundi) est une structure dynamique de par les projets en exécution et qui est en train de construire son réseau Caritas. Le CED-Caritas Burundi dispose de quatre programmes en termes de projets, selon son Secrétaire général M. l’Abbé Jean-Bosco Nintunze, qui s’est entretenu à Kinshasa le 23 novembre 2012 avec un journaliste de caritasdev.cd

Ces programmes sont les suivants : Accompagnement social et urgences ; Sécurité alimentaire ; Communication Infrastructures sociales et Renforcement des capacités, rapporte caritasdev.cd

L’accompagnement social et urgences est le programme le plus ancien de Caritas Burundi depuis son existence en 1962. Parmi ce programme d’urgence figure le projet des réfugiés congolais de la République Démocratique du Congo dans les zones de Ruyigi et Muyinga et des rapatriés. Ces réfugiés congolais sont au nombre de 38.000. Les rapatriés quant à eux sont à 35.000 venant de Mutabira en Tanzanie. Le projet les concernant prend fin le 31 décembre 2012. Ici le rôle de la Caritas est de distribuer la ration alimentaire pendant les cinq mois qui sont prévus. Elle s’occupe aussi de l’assurance médicale. Les deux programmes sont financés par le HCR. Le PAM intervient par son financement au niveau des vivres. Caritas Burundi range également dans les urgences toutes les aides d’urgence par exemple pour les orphelins, les malades du Sida et les prisonniers. Ce programme est financé par Caritas italiana.

  • Accompagnement social et urgences, Sécurité alimentaire, Communication, Infrastructures sociales et Renforcement des capacités

L’accompagnement social et urgences comporte également l’aspect santé. Là dedans, Caritas Burundi appuie techniquement les 8 hôpitaux et les 80 centres de santé de l’Eglise catholique dans le pays. Fait partie du lot accompagnement social et urgences le grand projet de la distribution des moustiquaires imprégnées dans tout le Burundi pour 2.800.000 moustiquaires. La moitié été distribuée sur 8 des 15 provinces que compte le pays. Le programme est financé par le Fonds Mondial. Sa clôture est prévue en 2015. Caritas Burundi soutient 2 centres d’handicapés en distribuant le matériel avec l’appui des amis italiens.

La Sécurité alimentaire est le programme le plus vaste de Caritas Burundi comprenant des sous-projets. Ces derniers sont le Prodema, le sous-projet P3 fruits, le Prosanut et d’autres sous-projets.

Le Prodema est le Programme de développement des marchés agricoles. Il est financé par la Banque mondiale par le truchement du ministère burundais de l’Agriculture. Sa durée est d’une année renouvelable pour cinq ans et le sous-projet doit finir en 2016. Caritas Burundi dans le cadre de ce sous-projet est à l’oeuvre dans les provinces de Rutana et Mwaro. Elle encadre des organisations (au nombre de 120) de producteurs. Elle distribue les semences et le bétail.

Le sous-projet P3 fruits prend fin en 2013. Il est financé par l’Union Européenne par le truchement de Caritas International Belgique. Le projet est mis en oeuvre dans les provinces de Bururi, Bujumbura et Cibitoke. Les partenaires de la Caritas Burundi sont des associations au nombre de 60 produisant surtout des oranges et des ananas. La structure catholique les aide dans la production et la commercialisation.

Le sous-projet dénommé Prosanut intervient dans la sécurité alimentaire nutritionnelle. Il est financé par l’Union Européenne en consortium avec CRS ou la Caritas de l’Eglise catholique aux USA. Il est mis en œuvre dans les provinces de Ruyigi, Cankuzo, Makamba et Rutana.

  • Filières blé et maïs, horticulture, culture du riz…

Les autres sous-projets sont par exemple le projet Pradur d’une durée d’une année et qui est financé par Caritas Autriche. Il s’agit ici du développement des filières blé et maïs dans les communes de Muramvya (province de Muranza), de Vugizo (province de Makamba) de Bujumbura. Un autre projet dans ce cadre s’occupe de l’horticulture à Bujumbura. Il est financé par la FAO et il concerne une centaine de personnes, surtout les femmes. Le projet est d’une année.

  • Le programme naissant de la Communication

La Communication à Caritas Burundi est un programme encore naissant. Celle-ci dispose d’un site web www.caritas.bi Elle voudrait éditer un bulletin dont la fréquence sera au moins annuelle. Les préparatifs vont bon train dans ce cadre. Les infrastructures sociales comprennent les projets de construction d’une école dans Bujumbura rurale et d’un canal d’irrigation. Cette école a une capacité de 600 élèves, dans le cadre d’un projet dont la durée est de deux ans. Celui-ci est dans sa phase de finition des travaux. Il est financé par la Caritas Corée du Sud. Le projet du canal d’irrigation PADI-KANSEGA va durer deux ans. Il sera prolongé pour deux ans encore, devant être exécuté dans la localité de Kansenga/province de Cibitoke . A été aménagé un système d’irrigation pour la culture du riz, grâce au financement de Caritas Belgique. Il concerne au moins 300 ménages.

Le renforcement des capacités quant à lui comporte aussi 2 projets. Il s’agit du projet DIRO et du projet de Cordaid en renforcement des capacités. Le projet DIRO est financé par Secours catholique. Il s’étend jusqu’en 2013. Il va permettre au personnel (120 unités) de la Caritas Burundi de pouvoir construire le réseau. Ceci pour que cette Caritas soit un organe de coordination, d’animation. Le projet de Cordaid en renforcement des capacités est d’une année en termes de durée (jusqu’en 2013). Ce projet concerne même les Secrétaires exécutifs des 8 Organisations diocésaines de développement (0DD) dans les 8 Diocèses que compte l’Eglise catholique au Burundi. Selon M. l’Abbé Jean-Bosco NINTUNZE, le Secrétaire général de Caritas Burundi, celle-ci « n’est pas encore attachée aux 8 Caritas diocésaines et chaque Caritas est autonome ». « Chaque Caritas, indique-t-il, a sa personnalité juridique ».

  • Au commencement deux institutions à part

On rappelle que la Conférence épiscopale du Burundi avait mis sur pied deux institutions séparées CED (Centre d’entraide et de développement) qui s’occupait du volet de développement et Caritas Burundi qui intervient dans les urgences. En 1976, la Conférence épiscopale du Burundi a fusionné le CED et Caritas Burundi, sous la direction d’une même personne, pour former CED -Caritas Burundi. Cette dernière structure est placée sous la direction du Président de la Commission Episcopale des Affaires économiques et sociales, Mgr Joachim NTAHONDERE, Evêque du Diocèse de Muyinga. Du point de vue de la hiérarchie, sous cet Evêque on compte le Secrétariat général avec deux responsables. Ceux-ci sont le Secrétaire général M. l’Abbé Jean-Bosco NINTUNZE et le Secrétaire général adjoint, M. l’Abbé Désiré NININAHAZWE. Deux départements fonctionnent dans le CED Caritas Burundi, à savoir celui de finances, dont le Responsable ou Directeur est M. Idefonse MBAZUMUTIMA, et le département des programmes, dont le responsable est M. Jean-Chrysostome NDIZEYE. Les deux Secrétaires généraux et les deux Directeurs forment le Conseil de direction du CED Caritas Burundi. [282/2012]

JOSEPH KIALA