Burundi : Bulletin Humanitaire | Issue 02 | Mars 2017

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 20 Apr 2017

Au sommaire

Déclaration de l’épidémie du paludisme p.1

Évaluations MIRA p.2

Déplacements internes et externes p.2

Analyse des risques humanitaires p.3

Bilan du financement humanitaire p.4

POINTS SAILLANTS

  • L’épidémie du paludisme a été déclarée, le 13 mars 2017

  • MIRA : insécurité alimentaire, problèmes d’accès à l’eau potable et mortalité croissants

  • Près d’un demi-million de Burundais déplacés

Le Burundi déclare l’épidémie de paludisme

Une épidémie de paludisme a été déclarée par la Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA le 13 mars 2017. Cette déclaration se produit alors que le nombre de cas dépasse le seuil épidémique avec plus de 8 millions de cas en 2016 et plus de 3 000 décès, comme il a été confirmé par une mission d’experts de l’OMS fin janvier 2017. En plus, depuis le debut de cette année, plus de 2,2 millions de cas et plus de 1 000 décès ont été rapportés. Les résultats préliminaires de l’évaluation MIRA (mars 2017) indiquent que dans 84% des collines visitées, le paludisme est l’une des causes principales de décès. Les provinces les plus touchées sont Cankuzo, Muyinga, Karusi et Kirundo avec un taux d’incidence de 100%.

Afin d’assurer une réponse d’urgence, efficace et coordonnée, un plan de riposte a été finalisé par les partenaires du secteur de la santé, sous la direction du Ministère de la Santé et en collaboration avec l’OMS. Un montant de 42 millions USD est nécessaire pour la mise en œuvre de ce plan. Environ 24 millions USD ont été garantis par des partenaires tels que la Banque Mondiale, le Fonds Mondial, KFW, l’UNICEF, UNFPA, USAID et World Vision International. Ces partenaires financiers et techniques fournissent un soutien essentiel dans la lutte contre l’épidémie de paludisme.
Les principaux axes de ce plan de riposte incluent : i) la lutte anti vectorielle, notamment à travers des campagnes de pulvérisation intra-domiciliaire et des distributions de moustiquaires imprégnés (MILDA) ; ii) le traitement de masse et iii) le renforcement des capacités de prise en charge, y compris des structures et personnels sanitaires et de l’accès aux médicaments. Pour assurer l’efficacité de ce plan, il est essentiel de coordonner la mise en œuvre simultanée de ses activités et de son financement.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

To learn more about OCHA's activities, please visit http://unocha.org/.