Bulletin hebdomadaire d'information 21 pour l'Afrique Centrale et de l'Est

Report
from IRIN
Published on 26 May 2000
NATIONS UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires - IRIN
Pour l'Afrique Centrale et de l'Est
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(du 20 au 26 mai 2000)

ETHIOPIE-ERYTHREE: Asmara s'est repliée sur ses positions du 6 mai

L'armée érythréenne a retiré ses forces de Zala Anbesa sur le front central o=F9 les conflits avaient repris entre l'Ethiopie et l'Erythrée mercredi soir, annonçant qu'elle quittait toutes les régions contestées par l'Ethiopie conformément à la demande de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). 'L'Erythrée s'est déclarée prête à répondre immédiatement et favorablement aux deux points de la demande du président en exercice de l'OUA, à savoir la cessation immédiate des combats et la reprise des pourparlers indirects,' a annoncé un communiqué de presse émanant du gouvernement. Il a insisté sur le fait que le retrait érythréen n'était pas une défaite. Au cours des négociations jeudi avec le président de l'OUA, le chef de l'Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, le président érythréen Isayas Afewerki a déclaré que son pays avait redéployé ses forces sur les positions d'avant le 6 mai 1998, ainsi que le demandait l'OUA, apprenait-on dans une déclaration du ministère des affaires étrangères.

ETHIOPIE-ERYTHREE : Le retrait ne préjuge pas du statut, selon Isayas

Selon la déclaration du ministère, M. Bouteflika avait fait savoir à M. Isayas que l'Ethiopie demandait le retrait des forces érythréennes 'de deux positions supplémentaires, à savoir Bada et Bure'. M. Isayas avait répondu que ces deux sites se trouvaient en territoire érythréen non contesté, mais le communiqué a précisé : 'L'Erythrée s'engage à retirer ses troupes de Bada et de Bure pour ne donner aucun prétexte à l'Ethiopie...le redéploiement de l'Erythrée de ces zones s'effectue sur la base de l'Accord-cadre de l'OUA et des Modalités d'application, qui stipulent que le redéploiement ne préjuge pas du statut des territoires concernés.

L'Erythrée avait préalablement publié des lettres échangées entre M. Isayas et le premier ministre éthiopien Meles Zenawi datées d'août 1997, qui font allusion à un différend sur les territoires de la région de Bada, précédant les affrontements de Badme qui ont entraîné la guerre presqu'un an plus tard. L'Ethiopie était à l'époque engagée dans une campagne de contre-insurrection à l'encontre des rebelles de l'ethnie afar dans la région de Bada. M. Bouteflika, qui a quitté Asmara vendredi pour Addis Abeba o=F9 il s'entretiendra avec le premier ministre Meles Zenawi, a déclaré dans un communiqué que l'Erythrée avait accepté de reprendre les pourparlers indirects en Algérie lundi, a rapporté l'agence Reuter.

ETHIOPIE-ERYTHREE : Addis Abeba déclare que la guerre n'est pas encore finie

Le ministère des affaires étrangères éthiopien a exprimé ses doutes, dans un communiqué publié jeudi, sur la sincérité de la promesse de l'Erythrée de se retirer. 'L'Ethiopie souhaite préciser que d'importantes portions de territoire à l'est et au nord-est de l'Ethiopie...sont encore occupées par l'Erythrée. La guerre ne pourra s'achever que lorsque l'Ethiopie aura la garantie que l'Erythrée a retiré ses forces d'occupation de tous les territoires éthiopiens sous son contrôle. En même temps, l'Ethiopie souhaite réitérer qu'elle n'a aucune intention de rester sur les territoires érythréens qu'elle occupe temporairement pour des besoins d'intérêt militaire.'

A l'issue de la prise de Zala Anbesa mercredi soir, l'Ethiopie a annoncé vendredi que ses forces avaient pris quatre villes supplémentaires sur le front central. Une déclaration du gouvernement a fait savoir que les forces éthiopiennes s'étaient emparé de Forte, Senafe, Tsorona et Igri Mekel, et 'chassaient et détruisaient les restes de l'armée érythréenne qui fuyaient de Zala Anbesa'. La ville frontalière de Zala Anbesa, enjeu des combats acharnés de cette semaine, a été 'entièrement détruite' avant que les Erythréens ne retirent leurs forces mercredi soir. Un reporter d'IRIN qui s'est rendu dans cette ville a déclaré qu'aucun bâtiment n'était resté intact. Bien que les obus étaient tombés dans et aux alentours de la ville, ce n'étaient pas les bombardements qui semblaient être la cause des dégâts : la ville semblait avoir été passée au bulldozer, a constaté le correspondant d'IRIN.

ERYTHREE : Le PAM transporte des vivres à l'ouest de l'Erythrée

Cinq camions du PAM ont quitté Asmara jeudi matin transportant 77 tonnes de biscuits à haute teneur en protéines destinés à 39 000 personnes déplacées à l'ouest de l'Erythrée. Ce convoi se rendait à Teletabasher, près de la frontière soudanaise, à Dige, près de Gash Barka dans le sud-ouest et à Goluj, au sud de Tesseney, a annoncé l'agence onusienne. Ils devaient atteindre leur destination dans un délai de trois jours. 'Ceci est une mesure provisoire jusqu'à ce que nous puissions déterminer le lieu de relocalisation de toutes ces personnes déplacées. Ensuite, l'agence s'attacherait surtout à obtenir des provisions durables de mais, farine, sucre et sel aux populations touchées, a indiqué à IRIN la porte-parole du PAM, Lindsey Davies. Mme Davies a expliqué que la question des réserves alimentaires en Erythrée dans un plus long terme était préoccupante, particulièrement depuis que les régions de Dibub et Gash Barka, qui fournissent normalement 80 pour cent des céréales d'Erythrée, avaient été touchées par deux années de sécheresse et étaient maintenant secouées par la guerre.

ERYTHREE : Selon le HCR, le chiffre des déplacés n'est pas bien connu

A Genève mardi, le porte-parole du HCR, Kris Janowski, a indiqué qu'on ne savait pas encore exactement combien de personnes avaient été déplacées par les combats en Erythrée. Le président Isayas avait annoncé que jusqu'à ce jour, au moins un million de personnes avaient été touchées par les affrontements. Les autorités érythréennes avaient avancé plus tôt un chiffre de 550 000 déplacés mais M. Janowski a fait savoir que ce chiffre incluait probablement quelque 300 000 déplacés par la sécheresse et des affrontements antérieurs. Il a indiqué que les autorités érythréennes avaient demandé aux organisations internationales de monter une opération transfrontalière à partir du Soudan pour venir en aide aux déplacés aux alentours de la ville de Tesseney, à l'ouest du pays, en vue de les empêcher de fuir au Soudan.

SOUDAN : Le HCR envoie des tentes pour les réfugiés érythréens

Le HCR a déclaré jeudi qu'il commencerait à transporter par voie aérienne, la semaine prochaine, 2 000 tentes provenant de ses stocks en Macédoine et au Kosovo en vue de fournir des abris aux milliers de personnes qui avaient dû fuir leur domicile depuis la récente reprise des combats entre l'Erythrée et l'Ethiopie. L'agence pour les réfugiés a fait savoir dans un communiqué de presse qu'elle avait enregistré 20 066 Erythréens qui avaient traversé la frontière dans la province du Kassala la semaine dernière. Des responsables érythréens estiment qu'entre 20 000 et 40 000 déplacés seraient prêts à passer la frontière avec le Soudan, si les combats devaient s'intensifier. En date de mercredi, le HCR avait distribué 1 600 tentes et 2 416 jerricans aux réfugiés dans une région pauvre en végétation et o=F9 les températures journalières peuvent atteindre 50 degrés. Avant le dernier afflux de réfugiés, on comptait déjà quelque 160 000 Erythréens dans les camps de la province du Kassala, dont la plupart se trouvaient là bien avant que l'Erythrée n'ait remporté sa guerre d'indépendance en 1991.

ETHIOPIE : Problèmes nutritionnels à Imi et Gudis

La crise alimentaire de la région d'Ogaden a conduit Médecins sans frontières (MSF) à mettre en place un centre de nutrition thérapeutique à Imi Est, à près de 200 km au nord-ouest de la capitale régionale de Gode, o=F9 vivent près de 3 500 habitants et déplacés, a indiqué l'ONG sanitaire dans un communiqué publié jeudi. Une rapide mission d'évaluation nutritionnelle avait révélé des taux de malnutrition globale de 42 pour cent, dont 23 pour cent de malnutrition sévère, à Gudis (à 50 km à l'est d'Imi) parmi des enfants de moins de cinq ans, indiquait le texte. A Denan, à 50 km au nord de Gode, 556 enfants de moins de cinq ans étaient enregistrés pour un programme de nutrition thérapeutique intensive et 1 612 autres enfants pour un programme nutritionnel complémentaire, a poursuivi MSF.

SOMALIE : Le Conseil de sécurité soutient la conférence de Djibouti

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé son soutien mardi en faveur de l'initiative de paix en Somalie conduite par Djibouti. Une déclaration du Conseil a appelé les membres de la communauté internationale à apporter un soutien financier et politique aux efforts du gouvernement de Djibouti. Des sources diplomatiques ont confié à IRIN lundi que l'ONU avait produit un rapport sur la façon dont les bailleurs de fonds pouvaient soutenir la conférence de paix pour la Somalie à Arta, o=F9 sont réunis près de 700 Somalis sous les auspices de Djibouti. Les négociations devraient se poursuivre pendant au moins un autre mois.

SOMALIE : Belatwein touchée par les crues du fleuve Shabelle

Quelque 2 400 personnes provenant de 400 foyers de Belatwein, capitale de la région d'Hiran au centre de la Somalie, ont été déplacées et leurs maisons inondées par les crues du fleuve Shabelle, dues aux chutes de pluies sur ses hautes régions situées dans les zones montagneuses éthiopiennes. L'inondation ne s'étant pas manifestée par une crue subite, les habitants ont donc eu le temps de prendre certains effets et ainsi n'ont pas été entièrement démunis, a indiqué mardi à IRIN un responsable humanitaire de l'ONU. Il n'avait pas plu ces derniers jours à Hiran our sur les plateaux éthiopiens donc on se permettait d'espérer, 'en croisant les doigts', que les plus grosses inondations étaient maintenant terminées, a-t-il ajouté. L'ONU se mobilisait pour apporter aux personnes déplacées par ces inondations des produits ou éléments de première nécessité - systèmes de purification de l'eau, moustiquaires, couvertures, bâches en plastique et médicaments - et mettait en place des programmes rapides pour aider les communautés à restaurer les berges, a rapporté une mission interagences la semaine dernière. A plus long terme, on espérait draguer le fleuve Shabelle, dans lequel des dépôts de limon s'étaient amoncelés ces dernières années à tel point que le lit du fleuve est devenu plus élevé que les plaines environnantes dans certaines parties, créant un facteur propice aux inondations, a constaté le rapport.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO: La rébellion du MLC viole la trêve

La mission de l'ONU en RDC (MONUC) s'est dite préoccupée par les mouvements de troupes rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) le long de la rivière Oubangui et aux alentours de la ville de Mbandaka dans la province de l'Equateur sur le front nord. Dans un communiqué parvenu à IRIN jeudi, la MONUC a indiqué que l'avancée des forces du MLC contrevenait à l'accord de cessez-le-feu de Lusaka sur la RDC et au plan de désengagement signé le 8 avril à Kampala. Les activités militaires du MLC constituaient une menace au processus de paix et 'compromettaient dangereusement' les efforts destinés à permettre le déploiement rapide des troupes des Nations Unies en RDC, conformément à la résolution 1291 du Conseil de sécurité de l'ONU, a indiqué le document. Le leader du MLC, Jean-Pierre Bemba a indiqué qu'il était déçu de la manière dont la MONUC avait répondu aux violations de la trêve par le gouvernement - signalées préalablement par le MLC. 'J'ai fait état à la MONUC de plus d'une centaine de violations de la trêve par le gouvernement depuis juillet l'année dernière, mais pas une seule fois, ils n'ont mentionné ou condamné ces actes,' a-t-il indiqué à IRIN jeudi. 'Mais lorsque mes hommes agissent pour s'autodéfendre et pour protéger les civils, ou bien lorsqu'ils tentent de poursuivre ceux qui violent les accords, la MONUC nous condamne rapidement,' a-t-il dénoncé.

RDC : Premiers résultats de l'enquête de l'ONU

Un responsable du bureau des Nations Unies du haut commissariat aux droits de l'homme (OHCHR) s'est rendu au Sud-Kivu pour enquêter sur les allégations d'un massacre de civils perpétrés dans le village de Katogota, plus tôt ce mois-ci. 'Notre représentant a rencontré hier le gouverneur du Sud-Kivu et essaie d'accéder à cette région pour vérifier les allégations et effectuer une enquête préliminaire,' a fait savoir à IRIN un porte-parole de l'OHCHR jeudi. La rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie RCD) basé à Goma a annoncé lundi qu'elle enquêtait sur des informations faisant état de la participation de ses forces dans cet incident. Il a également exhorté les Nations Unies à envoyer une équipe 'internationale et indépendante' pour enquêter sur un massacre au cours duquel 15 femmes auraient été torturées et enterrées vivantes dans la région de Mwenga dans le Sud-Kivu en novembre dernier, affirmant que ses troupes n'étaient pas non plus mêlées à ce drame.

RDC: L'ONU se félicite du plan de démilitarisation

Dans un communiqué parvenu à IRIN jeudi, la MONUC a salué la décision des chefs d'états-majors des armées ougandaise et rwandaise de retirer leurs troupes de Kisangani. L'accord est entré en vigueur jeudi. La MONUC a fait savoir que l'accord de démilitarisation était renforcé par l'acceptation de la part des rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) de retirer leurs propres forces de Kisangani, comme stipulé dans un document signé à Goma lundi avec le commandant des forces de la MONUC, le général Mountaga Diallo et le président par intérim de la Commission militaire mixte (CMM), le général Timothy Kazembe à Goma lundi.

Deux équipes d'officiers militaires de l'ONU étaient déjà à Kisangani alors qu'une troisième devait les rejoindre pour superviser et contrôler le processus de démilitarisation, annonçait mardi un responsable de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC). "Nous continuerons à consolider notre présence en RDC et nous envisageons à long terme la mise en place de 6 à 8 équipes," a indiqué le responsable. Chaque équipe se compose de trois à quatre personnes. La mise en application de l'accord commencerait jeudi avec "une phase de planification détaillée" durant jusqu'à lundi. Le retrait simultané des forces ougandaises et rwandaises devrait être terminé dans un délai de 16 jours, a-t-il précisé.

RDC: Kabila n'a pas reçu le médiateur

L'ancien président botswanais Ketumile Masire a discuté de l'organisation du dialogue intercongolais avec le ministre des affaires étrangères, Yerodia Ndombasi à Kinshasa mardi, mais sa rencontre prévue avec le président Laurent-Désiré Kabila n'a pas eu lieu, ont indiqué des sources diplomatiques. M. Masire, médiateur dans les négociations sur l'avenir politique de la RDC, s'était rendu à Kinshasa dimanche - à la demande de M. Kabila - pour lui faire un compte-rendu du résultat de ses rencontres de la semaine dernière avec les groupes rebelles congolais à Goma, Bunia et Gbadolite, ont indiqué ces mêmes sources jeudi à IRIN. M. Masire, qui a quitté Addis-Abeba mercredi, a fait part à M. Ndombasi de sa 'déception' de n'avoir pas pu être reçu par M. Kabila, a ajouté cette source.

RDC: Masire obtient une première participation des rebelles

Ketumile Masire avait préalablement rencontré Emile Ilunga, dirigeant du RCD, Jean-Pierre Bemba, leader du MLC, et Ernest Wamba dia Wamba, le chef en difficulté du RCD-Mouvement de libération et les avait convaincus à participer à une rencontre prévue du 5 au 7 juin destinée à préparer le dialogue intercongolais. Ces pourparlers préparatoires de juin - susceptibles de se dérouler au Botswana ou au Bénin - réuniraient quelque 20 représentants du gouvernement, des factions rebelles, de la société civile et de l'opposition non armée en vue de chercher un accord sur le lieu, l'ordre du jour, les critères de sélection des participants et les règles de procédure du dialogue. M. Masire a proposé le 3 juillet comme date d'ouverture du dialogue. Parallèlement, le président ougandais Yoweri Museveni a accusé le président Laurent-Désiré Kabila d'être responsable du retard pris dans les négociations intercongolaises. 'Plus il attend, plus la situation dans son pays se complique,' a affirmé M. Museveni.

BURUNDI: Pourparlers de paix en juillet

Le médiateur dans le processus de paix d'Arusha pour le Burundi, l'ancien président sud-africain, Nelson Mandela, a fait savoir mardi qu'il avait mis au point une proposition d'accord entre le gouvernement et les factions rebelles durant les deux jours de consultations tenues à Johannesburg. 'Sans entrer dans les détails, je peux vous dire que nous sommes parvenus à un véritable accord,' a déclaré M. Mandela lors d'une conférence de presse. Il a indiqué que les groupes rebelles avaient demandé à disposer de temps supplémentaire afin d'étudier la proposition de l'accord et consulter leurs commandants sur le terrain. En conséquence, M. Mandela a annoncé qu'il avait décidé de reporter au mois de juillet la prochaine session plénière des pourparlers préalablement prévus en juin. Des sources proches du bureau de la facilitation ont indiqué à IRIN que les groupes de l'opposition représentés aux consultations de Johannesburg étaient les suivants : le FNL, les FDD, le CNDD, le PALIPEHUTU et le FROLINA. Toutefois, le porte-parole des FDD, Jérôme Ndiho, a déclaré mercredi au service kinyarwanda de la BBC, que son groupe avait uniquement dépêché un 'envoyé' - plutôt qu'un représentant - aux pourparlers de Johannesburg qu'il considérait comme une 'prolongation d'Arusha', et qu'ils n'irait pas à Arusha tant que le gouvernement n'avait pas fermé les camps de regroupement et libéré tous les prisonniers politiques.

BURUNDI: Le nombre des déplacés 'gonflé' par les médias

Des responsables humanitaires de la province de Makamba ont indiqué que le chiffre de 100 000 déplacés dans cette province du sud-est, annoncé par les médias locaux, était exagéré. Le chiffre approximatif qu'utilisaient les responsables locaux et les ONG la semaine dernière, dépassait légèrement les 30 000, et il était totalement impossible que le nombre de déplacés ait augmenté de 70 000 depuis lors, a affirmé à IRIN un agent humanitaire au Burundi. Les combats survenus entre les rebelles et l'armée régulière du Burundi avaient conduit MSF-France et IRC à déplacer leur personnel international de Makamba à Bujumbura, dans l'attente d'informations sur les conditions de sécurité. En revanche, d'autres ONG locales et internationales ont continué à travailler dans la province, en dépit des 'conditions précaires', selon des sources humanitaires au Burundi. Les communes de Kibago et Mabanda ont été les plus touchées par les nouveaux flux de personnes déplacées et l'approvisionnement en eau était un 'gros problème', ont-elles ajouté.

OUGANDA : L'armée combat l'incursion des ADF

L'armée ougandaise combattait les rebelles des 'Allied Democratic Forces' (ADF) aux abords de la ville de Kamwenge, à l'ouest de l'Ouganda, ont annoncé des responsables ce jeudi. 'Suite au succès de nos opérations sur les montagnes de Ruwenzori, o=F9 on est en train de détruire les bases rebelles, ils essaient maintenant d'infiltrer les plaines...nous ne faisons que les poursuivre,' a indiqué à IRIN le porte-parole de l'armée, le major Phenehas Katirima. La radio nationale a rapporté mardi que les rebelles des ADF avaient enlevé quatre personnes, dont deux enfants, au cours d'attaques perpétrées dans la région. Les autorités ougandaises ont fait état de la capture de hauts commandants des ADF le mois dernier.

TANZANIE: Le HCR enquête sur des arrestations présumées de réfugiés

Le bureau du HCR de Kigoma a déclaré qu'il enquêtait sur des informations faisant état de l'arrestation de 167 réfugiés burundais par les autorités tanzaniennes lesquelles les accusaient d'être des 'combattants' cherchant une formation militaire rebelle au Burundi. 'Nous avons reçu une liste de leurs noms,' a indiqué mardi à IRIN une responsable du HCR à Kigoma. 'Nous ne pouvons pas confirmer que ce sont des réfugiés. Nous devons comparer cette liste à notre liste du camp,' a-t-elle ajouté. Le commandant de la police régionale de Kigoma, Placid Chaka, a indiqué que les 167 suspects avaient été arrêtés jeudi dernier au village de Makere, dans le district de Kibondo. Ils venaient des camps de réfugiés de Karago, Nduta et Mtendeli, a-t-il indiqué mardi à IRIN.

Entre-temps, l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a déclaré que la vie, la sécurité et la dignité de milliers de réfugiés de la région des Grands Lacs étaient 'à nouveau menacées' en raison de la baisse considérable des normes de protection des réfugiés en Tanzanie depuis fin 1999. Dans un rapport, Amnesty a souligné qu'un grand nombre de réfugiés burundais et rwandais avaient été renvoyés de force dans leur pays d'origine, en violation des lois tanzaniennes et internationales pour les réfugiés, et que la Tanzanie n'avait pas pris de mesures suffisantes pour protéger les femmes réfugiées d'abus de droits humains.

KENYA : Rationnement de courant en raison de la sécheresse

Un programme de rationnement de courant à raison de 12 heures par jour prévu pour une période d'au moins six mois a été élaboré par la société 'Kenya Power and Lightning Company' (KPLC) en raison du faible niveau d'eau dans les centrales hydro-électriques du pays. Le courant sera coupé dans les sociétés entre 18h30 et 6h30 du lundi au samedi - à l'exception du quartier financier de Nairobi, qui a été exempté de cette mesure - Les foyers n'auront aucune électricité de 6h30 à 18h30, a rapporté le journal 'Daily Nation' ce mercredi. L'alimentation en électricité ne retournerait pas à la normale avant au moins le mois d'octobre, date des prochaines pluies courtes, a annoncé le ministre de l'énergie, Francis Masakhalia.

Nairobi, le 26 mai 2000

[FIN]

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