Bulletin hebdomadaire d'information No. 115 pour l'Afrique de l'Ouest

Report
from IRIN
Published on 15 Mar 2002
NATIONS UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)
Réseau d'Information Régionaux Intégré (IRIN)
(du 09 au 15 mars 2002)

LIBERIA: Les pourparlers de paix s'ouvrent à Abuja sans les rebelles du LURD

Les représentants du gouvernement du Libeira, des partis politiques et de la société civile ont entamé vendredi à Abuja, au Nigéria, des pourparlers destinés à préparer une conférence de réconciliation nationale. Toutefois, les rebelles du mouvement Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD-anglais) n'y étaient pas représentés.

Le gouvernement du président Charles Taylor est représenté aux assises par une délégation de quinze membres, dirigée par le ministre de l'Agriculture, Rowland Massaquoi.

Assistente également aux concertations, organisées par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les ex-présidents Ruth Perry et Amos Sawyer, les chefs de file politiques, Ellen Johnson-Sirleaf et Gabriel Bacchus-Mathews, l'ex-chef rebelle, Alhaji Kromah, et des représentants de la société civile.

A l'ouverture des travaux, le président nigérian Olusegun Obasanjo a exhorté les groupes variés à s'employer à surmonter leurs différences dans l'intérêt du Liberia, déchiré par la guerre.

Le Secrétaire exécutif de la CEDEAO, Mohammed Ibn Chambas, a déclaré qu'outre des décisions concernant les modalités pour la conférence de réconciliation nationale proposée - provisoirement prévue en juillet - le mandat de la réunion inclue "l'élaboration d'un projet d'ordre du jour qui traitera en gros des questions de la sécurité et des élections". Au lieu de laisser leurs différences entraver le progrès, a indiqué M. Chambas, les Libériens devraient s'appliquer à atteindre l'unité dans la diversité.

M. Taylor, dans un message lu par M. Massaquoi, a informé qu'il projetait de "demander de l'aide pour organiser des réunions similaires dans d'autres pays comme le Ghana, la Côte d'Ivoire et les Etats-Unis, où résident de nombreux citoyens, afin qu'ils aient l'occasion de contribuer".

Mais l'absence des rebelles du LURD, qui ont pris les armes contre le gouvernement de M. Taylor en l'an 2000, rend virtuellement impossible l'obtention du consensus nécessaire à un accord de paix avant la conférence de réconciliation nationale. Des responsables proches de la CEDEAO ont indiqué que le groupe était invité et devait participer.

Le porte-parole du LURD, Charles Bennie a déclaré à IRIN dans le courant de la semaine qu'il avait reçu l'invitation tard mais qu'il essayerait d'être à Abuja, Pourtant, a-t-il ajouté: "il n'est pas question que nous allions à Monrovia pour cette réunion (de réconciliation) ".

Dans ce contexte, M. Taylor a grâcié cette semaine, puis libéré, vingt-et-un sympathisants présumés d'un ex-rival de guerre, qui étaient en prison à la suite d'une fusillade avec les forces de l'ordre il y a près de quatre ans dans la capitale, Monrovia.

Les 21 fonctionnaires publics et officiers militaires ont été arrêtés et inculpés de trahison après que l'ancien chef d'une faction, Roosevelt Johnson, et certains de ses partisans, aient cherché refuge à l'ambassade des Etats-Unis à Monrovia, à l'issue d'affrontements avec les forces de l'ordre à Monrovia en septembre 1998, M. Johnson a ensuite quitté le pays.

Durant la guerre civile au Liberia (1989-1997), M. Johnson a dirigé l'ULIMO-J, une faction principalement composée de membres de son ethnie, Krahn. Les prisonniers relaxés cette semaine sont aussi des Krahn.

M. Taylor a souligné que la libération démontre son "engagement en faveur d'une véritable réconcliation" après la guerre civile. Il a néanmoins averti tous ceux qui veulent le renverser « par le canon d'un fusil » qu' ils n'y réussiront pas, et a refusé de discuter l'option d'un partage du pouvoir proposée il y a une semaine par le LURD. Il a exhorté les dissidents du LURD à rendre leurs armes.

Le gouvernement du Liberia a appelé l'ONU à lever l'embargo sur les ventes d'armes à Monrovia, en déclarant qu'il lui fallait défendre le pays contre les dissidents. Le gouvernement du Liberia a également sollicité la levée de l'embargo et des autres sanctions car, a-t-il souligné, les raisons pour lesquelles ils ont été imposés n'existent plus.

Les sanctions, qui englobent une interdiction des ventes de diamants libériens et de voyage pour les hauts dignitaires du pays, ont été imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU dans une résolution adoptée vers le milieu de 2001 dans le but de forcer le Liberia à cesser d'apporter un appui financier et militaire aux rebelles sierra léonais.

Le Secrétaire-Général de l'ONU, Kofi Annan, a nommé la semaine dernière un groupe d'experts chargé de vérifier le respect par le Liberia de la résolution du Conseil de sécurité. Robert Lormic, attaché aux affaires publiques auprès du ministère libérien des Affaires étrangères, a déclaré à IRIN lundi que le gouvernement "était disposé à coopérer avec le panel", et s'est félicité de sa nomination.

Les quatre experts, Atabou Bodian (Sénégal), Johan Peleman (Belgique), Harjit Singh Sandhu (Inde) et Alex Vines (Royaume-Uni) effectueront "une brève vérification indépendante" quant au respect par le gouvernement des dispositions de la résolution, et présentera ses conclusions dans un rapport le 8 avril.

SIERRA LEONE: Début de la course électorale

Le président Ahmad Tejan Kabbah a déclaré le 8 mars qu'il sera candidat aux prochaines élections présidentielles en sa qualité de chef de file du Parti du peuple de la Sierra Leone, au pouvoir. Il rejoint ainsi plusieurs autres candidats présidentiels, y compris l'exfigure de proue des militants de la société civile, Zainab Bangura, candidate du Parti du Mouvement pour le Progrès, et l'ex-dirigeant de la junte militaire, Johnny Paul Koroma, qui a gouvernée la Sierra Leone entre mai 1997 et février 1998.

On ignore encore qui va représenter le Parti du Front révolutionnaire uni, dont les membres sont responsables de nombreuses atrocités commises durant les dix années de guerre, qui vient de s'achever. Le secrétaire général du parti par intérim, Pallo Bangura, a indiqué que le parti nommerait son chef emprisonné, Foday Sankoh. Celui-ci est en détention depuis près de deux années et a été inculpé, le 4 mars, d'homicide et de délits associés. Les accusations contre M. Sankoh sont en rapport avec un incident devant son domicile en mai 2000, au cours duquel ses gardes du corps ont ouvert le feu sur des manifestants à l'extérieur, tuant au moins 21 personnes. Son procès, qui s'est brièvement ouvert lundi, a été ajourné jusqu'au 18 mars, afin de laissez le temps aux avocats de la défense d'obtenir une autorisation leur permettant d'exercer le droit en Sierra Leone.

Comparaissaient également devant le tribunal lundi, des membres de l'ancienne milice des 'West Side Boys", accusés de viol, d'homicide et de vol. Cette affaire a aussi été reportée jusqu'à la semaine prochaine.

La clôture des nominations des candidats présidentiels et parlementaires est le 2 avril à 16h TU, a annoncé à IRIN vendredi le président de la Commission électorale nationale, Walter Nichol.

Par ailleurs, des officiers de la police sierra léonaise ont débuté lundi un cours de formation des formateurs, dans le cadre des préparatifs pour les élections du 14 mai, a rapporté la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL). Le cours, dispensé par des officiers de la police civile (CIVPOL) de la MINUSIL, formera d'abord 26 officiers de police sierra léonais comme instructeurs dans des domaines englobant les nouvelles lois électorales, les violations des droits de l'homme et le rôle de la police durant la période électorale. A la fin du cours, les lauréats vont à leur tour entraîner plus de 300 officiers formateurs et des commandants d'unité sur le terrain. La formation de tous les officiers de police qui doivent veiller au bon déroulement des élections doit s'achever vers la première semaine de mai, a précisé la MINUSIL.

UNION DU FLEUVE MANO: Des réfugiés retournent en Sierra Leone, fuient le Liberia

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a continué cette semaine le rapatriement des réfugiés sierra léonais de la Guinée et du Liberia, tout en aidant les Libériens forcés à fuir leur pays en février à cause de l'insécurité. Le HCR a rapporté mardi que plus de 6 400 Sierra Léonais sont retournés du Liberia depuis la mi-février, dans des convois organisés par l'agence pour les réfugiés. Il a également transporté 2 023 rapatriés spontanés de la frontière entre la Sierra Leone et le Liberia vers des endroits à l'intérieur de la Sierra Leone.

L'agence de l'ONU a informé qu'elle a transporté en moyenne 2 400 Sierra Léonais par semaine des camps de réfugiés au Liberia dans leur pays. Près de 800 rapatriés sierra léonais, a-t-elle ajouté, attendent d'être transférés à Jendema, une localité frontalière, ainsi que 2 000 réfugiés libériens.

Au total, 3 352 Libériens ont été transférés de la frontière vers quatre sites de l'arrière-pays, initialement construits pour des réfugiés sierra léonais retournant dans leur pays, a-t-elle précisé.

Outre les nombreux Libériens qui se sont réfugiés en Sierra Leone et en Guinée, près de 35 000 autres se trouvent parmi les plus de 72 000 déplacés à l'intérieur qui, selon le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) à Monrovia, vivent dans dix camps au Liberia.

Quelque 2 236 nouvellement arrivés du Liberia ont été enregistrés en Côte d'Ivoire entre le 1er janvier 2002 et le 14 mars 2002, a confirmé à IRIN vendredi une source proche du HCR à Abidjan. Certains d'entre eux pourraient être parmi les plus de 1 400 réfugiés libériens enregistrés au Ghana jusqu'à maintenant, a indiqué la source.

UNION DU FLEUVE MANO: Fin d'un voyage d'enquête d'un haut fonctionnaire de l'ONU

Le haut fonctionnaire du HCR, qui vérifiait les allégations d'exploitation sexuelle de réfugiés par des travailleurs humanitaires en Afrique de l'Ouest, a achevé en fin de semaine son périple de quatre jours dans la région.

La mission du Haut Commissaire adjoint, Kamel Morjane, en Guinée et en Sierra Leone intervient une semaine après la publication d'un rapport conjoint du HCR et de l'organisation britannique Save the children, qui constate que des enfants réfugiés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone ont souffert d'exploitation et d'abus sexuels aux mains de travailleurs humanitaires et d'autres personnes, y compris des Casques bleus de l'ONU.

L'objectif du voyage de M. Morjane, a indiqué le HCR, consistait à constater sur place les efforts planifiés ou en cours de réalisation en vue de renforcer la protection des jeunes réfugiés à l'issue de la publication du rapport le 26 février. Il visait également à passer en revue les opérations du HCR en Guinée et en Sierra Leone concernant le rapatriement facilité aux réfugiés sierra léonais, a rapporté le HCR-Sierra Leone.

D'autre part, le chef intérimaire de la Misión des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL), le major general Martin Agwai, a continué cette semaine une tournée de sensibilisation des Casques bleus de l'ONU déployés dans le nord de la Sierra Leone, à la suite de la publication du rapport du HCR et de Save the children. Il a rencontré des commandants locaux de la MINUSIL pour débattre des mohines de prévenir un mauvais comportement des Casques bleus et de garantir l'adhésion stricte au code de conduite des Nations Unies.

NIGERIA: Quarante morts dans le sud-est durant des affrontements en rapport avec la propriété foncière

Au moins quarante personnes sont mortes durant des affrontements en rapport avec la propriété des terres agricoles qui se sont produits, il y a une semaine, entre deux communautés de l'Etat de Cross River dans le sud-est du Nigéria, a indiqué à des journalistes Joseph Eze, un porte-parole de la police. S'exprimant le 8 mars à Calabar, la capitale de Cross River, M. Eze a informé que les hostilités ont eu lieu entre les communautés Apiapum et Ufatura dans le conseil local d'Obubra. Il a précisé que les pertes subies s'élèvent à environ cinq milliards de naira (43,8 millions de dollars), en plus des personnes tuées.

Des contingents de la police anti-émeute ont été déployés par la suite dans la région pour maintenir la paix, et la situation est à présent maîtrisée.

Le Nigéria a été secoué par de nombreux incidents de violence communautaires en rapport avec des disputes d'ordre ethnique, religieux ou foncier, depuis que le président Olusegun Obasanjo a été élu en 1999 pour mettre fin à plus de quinze années de régime militaire dans ce pays de 120 millions d'habitants. Les responsables gouvernementaux ont parfois attribué les troubles, qui ont fait plusieurs milliers de morts, à des ex-officiers militaires qui chercheraient à discréditer la démocratie.

MAURITANIE-SENEGAL: Les bancs de pêche en déclin

Les prises de poisson sur la côte ouest-africaine ont fortement décliné et certaines espèces ont complètement disparu à cause de la pêche excessive effectuée par les flottes étrangères, a rapporté vendredi le Programme des Nations Unies pour l' environnement (PNUE). En Mauritanie, a rapporté le PNUE, les prises de pieuvre ont chuté d'au moins 50 pour cent pendant les quatre dernières années tandis que la population locale employée dans la pêche traditionnelle de la pieuvre octopus a baissé de 5 000, en 1996, à 1 800 en 2002. Au moins 251 vaisseaux industriels étrangers, de type usine, de l'Union européenne, du Japon et le Chine, opèrent en Mauritanie.

[Consulter le rapport à l'adresse http://www.unep.ch/etu/etp/events/upcming/15March_fisheries.htm.]

D'un autre côté, le Sénégal et la Mauritanie ont signé lundi un accord de coopération qui couvre la recherche dans le domaine de la pêche et la formation, ainsi que l'exploitation de leurs ressources de pêche. L'accord signé à l'issue de concertations à Nouakchott, la capitale mauritanienne, stipule stipule que "les pêcheurs temporairement ou définitivement établis dans l'un ou l'autre des pays et opérant sur les eaux tombant sous la jurisdiction de ce pays, sont autorisés à conduire leurs activités de la même manière que les ressortissants dudit pays", a rapporté la PANA.

GABON: Ouverture d'un atelier sur le trafic des enfants

Un atelier de trois jours, visant à renforcer les efforts de lutte contre le trafic des enfants en Afrique centrale et de l'ouest, a débuté mercredi à Libreville, au Gabon.

La Deuxième consultation sous régionale sur le trafic transfrontière des enfants a été organisée par le gouvernement du Gabon, par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et par l'Organisation internationale du travail (OIT). Son ordre du jour inclue l'examen des efforts régionaux depuis février 2000, date de la Première consultation sous régionale sur le trafic transfrontalier des enfants. Les participants échangeront également des informations sur les stratégies nationales de lutte contre le trafic et discuteront plus étroitement de la coopération régionale. La rencontré est également considérée comme un forum pour encourager les gouvernements à ratifier des accords internationaux tendant à protéger les enfants, en particulier les conventions 138 (sur l'âge minimum pour le travail ) et 182 (qui appelle à une action immédiate en vue d'interdire les formes les plus dures du travail des enfants) de l'OIT.

Les participants incluent des experts juridiques, des représentants d'ONG, des ministres et des officiels de la sécurité.

GAMBIE: Mauvaise performance en matière des droits de l'homme, affirme un rapport américain

La performance de la Gambie en matière des droits de l'homme pour 2001 a été insatisfaisante et caractérisée par des incidents de mutilation génitale féminine, d'exécutions extrajudiciaires, de harcèlement de journalistes et de restrictions de la liberté d'expression, a indiqué lundi un rapport du gouvernement américain. En 1999, le président Yahya Jammeh a publiquement déclaré que le gouvernement n'allait pas interdire la MGF, et que la pratique faisait partie de la culture du pays, est-il précisé dans le rapport.

Il a toutefois salué M. Jammeh pour avoir levé certaines restrictions imposées à l'activité des partis politiques, créant ainsi un climat politique plus juste.

Le rapport complet est disponible à l'adresse <http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2001/>

D'un autre côté, le vaisseau international chrétien Mercy Ship MV Anastasis, va séjourner pendant trois mois en Gambie à partir du 17 mars, a indiqué le journal The Daily Observer, qui cite des sources proches du ministère de la Santé. Mercy Ship est une organisation humanitaire qui utilise des navires pour apporter " espoir et soin" aux personnes dans le besoin, offfrir des soins chirurgicaux et dentaires, des tâches humanitaires et en faveur du développement, et fournir une formation pour des projets d'eau et d'assainissement, ainsi que des soins de santé primaire.

Le navire vient de séjourner pendant quatre mois en Sierra Leone.

AFRIQUE DE L'OUEST: Les infections de l'ulcère de Buruli augmentent rapidement, selon l'OMS

L'ulcère de Buruli augmente rapidement dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest, notamment au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Liberia et au Nigéria, a indiqué à IRIN mardi un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des milliers de cas de cette maladie, qui ronge la peau, les muscles et les os, laissant les victimes défigurées, ont été signalés en Afrique de l'Ouest durant les dernières années, a précisé Dick Thompson. Plus de cinquante pour cent des cas affectent des enfants de moins de quinze ans.

En Côte d'Ivoire 15 000 cas ont été diagnostiqués depuis 1978, affectant près de seize pour cent des habitants dans certains villages. Au Ghana, une étude a révélé 6 000 cas en 1999, affectant vingt-deux pour cent des habitants dans certains villages, tandis que le Bénin a enregistré 4 000 cas depuis 1989. Apparemment, ces cas sont une sous estimation et l'OMS a noté récemment une augmentation dramatique des infections signalées, a ajouté M. Thompson.

Bien que la recherche sur la maladie soit freinée par le manque de financement, a relevé M. Thompson, un groupe d'experts a entamé lundi une réunion de quatre jours au Siège de l'OMS à Genève, afin de débattre des résultats des récentes recherches sur la maladie.

La maladie est considérée comme la troisième infection mycobatérienne la plus commune chez les être humains après la tuberculose et la lèpre, et elle est endémique dans 31 pays au moins, en Afrique, dans le Pacifique occidental, en Asie et en Amérique du Sud.

[FIN]

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