Stratégie régionale Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophes (RRC) et l’adaptation aux changements climatiques (ACC) - DRAFT

Report
from Economic Community of Central African States
Published on 30 Apr 2012 View Original

Résumé

La Région de l’Afrique centrale est le théâtre d’un éventail impressionnant de situations d‘urgence. On y trouve les inondations, les épidémies, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les glissements de terrain, les pollutions, les émanations des gaz toxiques, les guerres, les mouvements des populations internes (déplacés) et externes (réfugiés), les accidents, les naufrages de bateaux, des précipitations déficitaires occasionnant des cas de sécheresse, les érosions, les vents violents et cyclones tropicaux... pour ne citer que ces quelques aléas. Ces catastrophes, résultant de la combinaison des aléas naturels et des vulnérabilités ont connu, depuis les deux dernières décennies, une augmentation aussi bien en fréquence qu’en intensité et constitue une menace constante sur la vie et les moyens de subsistance des populations. Elles soumettent à dure épreuve la stabilité des Etats, entament les infrastructures socio-économiques et réduisent par conséquent et de manière considérable, les chances de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développent (OMD) au premier rang desquels figure celui de la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim. D’où la nécessité d’agir et de manière méthodique, et l’engagement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) de faire de la Gestion des Risques de Catastrophes, une des priorités de ses domaines d’intervention en matière environnementale. L’idée est d’empêcher si possible la manifestation du risque (prévention), de limiter si possible l’aggravation des phénomènes aléatoires (atténuation), de prendre des mesures pour faire face à l’impact négatif des aléas (préparation), d’intervenir efficacement en cas de catastrophe (secours et assistance), en apportant un appui efficace aux victimes (relèvement – réhabilitation - reconstruction) et de développer un socle plus sécurisant des acquis et du potentiel de développement durable.

A ces jours, et cela presque dans tous les Etats de l’Afrique Centrale, les réponses aux catastrophes sont ad hoc et se déclenchent tard en période post-catastrophe. Elles n’ont donc pas incité une approche d’anticipation des événements prévisibles et une préparation pour y faire face. Cette faiblesse dénote d’un manque de politiques et/ou de stratégies, de législations, de cadres institutionnels, d’allocation des ressources nécessaires, de personnel formé, et des structures de coordination en la matière.

Une Stratégie politique s’inspirant du Cadre d’Action de Hyogo (CAH), de la Stratégie Régionale Africaine et de son Programme d’Action devra traduire la vision de la Région Afrique Centrale autour de laquelle vont s’articuler un Plan d’action de préparation et de réponse aux catastrophes, ainsi que des plans de prévention des risques. Il relève de la responsabilité de l’institution de donner des orientations stratégiques qui permettront à tous les Etats de la Région et à toutes les parties prenantes, d’offrir leurs services avec efficience et efficacité.