Programme d’action pour la mise en oeuvre de la stratégie régionale Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophe - DRAFT
- Contexte et justification
Les effets du changement climatique contribuent à l’aggravation des catastrophes naturelles comme l’avait souligné, il y a quelques années, le Secrétaire général de l’ONU: « Les changements climatiques vont en principe accroître la sévérité et la fréquence des aléas naturels. Etant donné que nos grandes villes sont de plus en plus vulnérables, ces aléas naturels risquent dès lors de se transformer en de catastrophes plus graves que celles que nous avons connues jusqu’ici. Nous avons tout simplement l’obligation morale, sociale et économique d’instaurer la résilience face aux catastrophes d’ici 2015. D’autant plus que la mise en application du Cadre d’action de Hyogo nous aide également à réaliser les Objectifs du Millénaire ».
De nos jours, des millions de personnes sont en danger vis-à-vis des aléas naturels et ce phénomène ne cesse de s’amplifier. Face à cela, comment s’y prendre pour renforcer et améliorer la gestion des risques de catastrophe en Afrique Centrale ? Voila qui justifie la pertinence d’une Stratégie Afrique Centrale pour la réduction des risques de catastrophe et le présent Programme d’Action pour sa mise en oeuvre.
« La plupart des risques de mortalité et de pertes économiques lors de catastrophes sont intensivement concentrés dans une très petite portion de la surface terrestre exposée à des aléas certes rares mais d’une extrême violence. Toutefois, les dégâts de faible intensité constatés sur les logements, les infrastructures locales, les cultures et le bétail, qui perturbent et érodent les moyens de subsistance, sont dispersés de manière extensive sur les territoires des pays et se produisent très fréquemment. Les dégâts de ce type représentent une dimension considérable des impacts des catastrophes mais rarement signalés ». C’est le cas en Afrique Centrale où les catastrophes de natures diverses surviennent, tuent et sapent les efforts de développement des Etats et des communautés. C’est donc une menace réelle pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
La gestion des risques de catastrophe, comme processus multidisciplinaire et multipartite, constitue à ces jours, en Afrique centrale, un défi majeur qui exige un engagement politique fort des Etats et des institutions nationales, sous-régionales et régionales. Elle portera sur une démarche participative basée sur la connaissance et la localisation des menaces et l’adoption d’une stratégie de gestion de ces menaces tout en s’insérant dans un système régional, en liaison avec des plates-formes internationales. (...)












