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Groupe d'Appui aux Rapatriés & Réfugiés — 124 found

Position du Collectif sur les incendies répétés dans les camps de déplacés, dans l’indifférence des autorités

Le Collectif pour la Défense du Droit au Logement constate comment la vie et les biens des déplacés disparaissent dans des incendies suspects enregistrés dans plusieurs camps de la capitale. Le Collectif observe que les autorités concernées laissent les victimes sans accompagnement et gardent le silence sur ces désastres qui plongent dans le deuil et le désespoir de nombreuses familles déjà éprouvées par la catastrophe du 12 janvier 2010.

« Nous avons connu une nuit horrible et épouvantable », ont déclaré au GARR plusieurs personnes vivant dans les camps KID, Acacia, Agénor, Mayard 1 et 2 dans le quartier de Christ-Roi à la capitale, au lendemain de la forte averse survenue dans la nuit du 20 au 21 mars 2012.

L’incendie qui s’était déclaré dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 mars 2012 au Camp du Mausolée tout près du Palais national serait d’origine criminelle, selon des déplacés-es victimes.

« Il était 2 heures du matin quand l’incendie a éclaté et nous avions respiré une odeur de gazoline et entendu des pas rapides. Mais malheureusement nous n’avions pu identifier personne. », a confié un chef de famille déplacée qui a requis l’anonymat.

Les autorités dominicaines ont rapatrié 15189 ressortissants-es haïtiens dont plus de 9000 au portail frontalier de Belladère dans le Plateau Central, de janvier à décembre 2011. Le nombre d’Haïtiens/Haïtiennes rapatriés à la frontière du Nord-Est (Ounaminthe-Dajabon) s’élève à 5428 personnes selon les chiffres recueillis par l’organisme Solidarite Fwontalyè basé à Ouanaminthe. Au portail de Malpasse (Ouest) 95 rapatriés-es ont été recensés par le GARR en 2011.

Plus de deux ans après le séisme qui a ravagé Haïti, 500 000 personnes vivent toujours dans des camps de fortune. Si rien n’est fait pour améliorer les conditions de vie des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent dans des camps de fortune en Haïti, le risque est à craindre que d’autres tragédies comme celle-ci ne se produisent.

Le feu s’est déclaré, le mercredi 8 février 2012, aux environs de 7 h du matin au camp érigé sur la cour de l’Ecole Nationale de la République d’Argentine, située à Carrefour Péan, zone Delmas 18, dans la capitale haïtienne.

Cet incendie qui a détruit complètement une soixantaine de tentes, a causé la mort d’une enfant de trois ans et occasionné des blessures à trois autres déplacés sur ce site qui compte 700 familles.

Le gouvernement brésilien préside par Dilma Roussef, attendue ce 1er février dans la capitale haïtienne, a fixé depuis le début de l’année sa politique migratoire vis à vis de la présence de plus en plus remarquée de migrants-es haïtiens au Brésil.

En vue de donner un cadre légal et formel à cette migration, le Conseil National de l’Immigration (CNIG) a pris le 12 janvier 2012, une résolution dite Résolution normative # 97 composée de 5 articles.

Message du Collectif pour la Défense du Droit au Logement devant les locaux de l’Ecole Nationales d’Infirmières. Comme nous le savons , en Haïti, la santé n’est pas une priorité pour l’Etat parce que le budget qui est alloué au secteur pour la formation de professionnels dans le domaine et l’octroi de soins de santé à la population est très faible. Quand le pays souffre d’une insuffisance de médecins et d’infirmières, d’une carence d’hôpitaux et de centres de santé, nous en subissons tous et toutes les conséquences.

A la veille de la visite de la présidente brésilienne Dilma Roussef à Port-au-Prince, 284 migrants-es haïtiens dont la moitié souffre de malnutrition se retrouvent bloqués depuis plus d’un mois au point frontalier d’Iñapari, entre le Brésil et le Pérou. La Police Fédérale brésilienne refuse leur entrée sur le territoire et la mairie péruvienne d’Iñapari a décrété, le 30 janvier 2012, l’état d’urgence dans cette localité, a appris le GARR auprès du Service Jésuite aux Refugiés pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (SJR LAC).

Message du Collectif pour la Défense du Droit au Logement devant le siège de la Faculté de Linguistique Appliquée (FLA). C’est avec beaucoup d’émotion que nous nous arrêtons aujourd’hui devant les locaux de la FLA pour honorer la mémoire des victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Nous avons perdu beaucoup d’étudiants-es, nous avons perdu beaucoup de professeurs-es, nous avons perdu beaucoup d’archives pédagogiques et de recherche. Le secteur de l’éducation est l’un des plus affectés par le séisme.

Message du Collectif pour la Défense du Droit au Logement devant les locaux de l’Université de Port-au-Prince. Hommage aux fils et filles du pays qui étudiaient à l’Université de Port-au-Prince et qui ont rendu l’âme dans cet espace avec leurs livres en main. Ils/elles sont partis avec beaucoup de rêves au cœur, pour eux-mêmes, pour leur famille et certainement pour leur terre natale, Haïti.

Le Collectif pour la Défense du Droit au Logement qui regroupe diverses organisations dont le FRAKKA, le GARR, la POHDH et la PAPDA, dénonce avec force, l’action malhonnête perpétrée par un groupe de 5 policiers associés à des civils armés, dans la nuit du 20 au 21 décembre 2011, à l’encontre de plusieurs dizaines de familles de déplacés refugiés à la Place Jérémie au cœur de la capitale, depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Les Coordonnateurs binationaux du Réseau Frontalier Jeannot Succès pour la Promotion et la Défense des Droits Humains (RFJS) ont dénoncé les multiples violations de droits humains dont sont souvent victimes des commerçants-es haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine.

« Des militaires du Corps spécialisé de Sécurité Frontalière(CESFRONT) ont souvent sous aucun prétexte, confisqué les marchandises des commerçantes haïtiennes », a déclaré le Coordonnateur national du Réseau (branche Haïti), Alexis Alphonse.

A l’initiative du groupe des femmes du Comité des Droits Humains d’Anse-à-Pîtres (Sud-est d’Haïti), plusieurs dizaines de personnes, en majorité des femmes, ont gagné les rues de cette ville frontalière dans l’après midi du 25 novembre 2011, pour revendiquer le respect des droits des femmes et la fin de la violence dont elles sont l’objet à travers le pays et à la frontière.

Les déplacés-es hébergés au site Grâce village, à Lamentin 54, depuis le séisme du 12 janvier 2010, dénoncent les menaces d’évictions forcées dont ils sont l’objet de la part du propriétaire de ce vaste terrain, le révérend Pasteur Joël Jeune, depuis environ 9 mois. Au cours d’une conférence de presse le 28 octobre 2011, à Port-au-Prince, ces sinistrés-es ont pointé du doigt un certain Marc Antoine, qui, disent-ils, travaille à la solde dudit pasteur pour les forcer à quitter l’espace.

jeudi 27 octobre 2011

La décision des autorités dominicaines d’annuler les actes de naissance des Dominicains/Dominicaines d’ascendance haïtienne a fait l’objet d’une audience publique, à l’occasion de la 143e session de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) tenue à Washington, le 24 octobre 2011.

La population de Fonds-Verrettes, commune frontalière du département de l’Ouest d’Haïti, fait face à un sérieux problème de choléra. Du début du mois de septembre au 10 octobre 2011, plus de 50 décès ont été enregistrés alors que plus de 530 personnes ont déjà été infectées. Ces chiffres ont été communiqués au GARR par le comité local des Droits Humains du Réseau Frontalier Jeannot Succès (KDMF).

« Il ne se passe un jour sans qu’on enregistre des cas d’infections et de morts dans la commune de Fonds-Verrettes. », déplore Jean Lestin L. Ménès, coordonnateur du KDMF.

mardi 4 octobre 2011

Le Collectif des Organisations pour la Défense du Droit au logement a organisé, le lundi 3 octobre 2011, un sit-in devant les locaux du Ministère des Affaires Sociales, à la rue Charles Sumner (Port-au-Prince), pour réclamer l’arrêt des expulsions forcées qui se font dans divers camps de déplacés-es et exiger le respect du droit des Haïtiens-Haïtiennes à un logement décent.

lundi 26 septembre 2011

Les avocats de Jean-Claude Duvalier et une dizaine de ses partisans ont tenté de museler Amnesty International et des journalistes haïtiens lors de la présentation du rapport « On ne peut pas tuer la vérité » Le dossier Jean-Claude Duvalier, ce 22 septembre à Port-au-Prince.

La conférence de presse organisée par Amnesty International a été interrompue à plusieurs reprises et s’est déroulée dans une atmosphère tendue sans que les partisans de Duvalier acceptent un véritable dialogue avec les délégués de l’organisation une fois l’évènement terminé.

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés-es et Refugiés-es (GARR), inaugure ce jeudi 22 septembre 2011, à Lacolline et à Décauville, quarante-sept (47) unités d’habitations pour des familles déplacées du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Chaque unité comporte deux chambres à coucher, une salle à manger, une cuisine et une petite galerie.